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Steve Wozniak, le cofondateur d'Apple, poursuit YouTube après une escroquerie au Bitcoin

Steve Wozniak, le cofondateur d'Apple, poursuit YouTube après une escroquerie au Bitcoin
Steve Wozniak, cofondateur d'Apple. © AP Photo/Luca Bruno

Steve Wozniak, le cofondateur d'Apple, s'est associé à une action en justice contre YouTube pour une escroquerie qui utilise son image pour tromper les utilisateurs à leur insu et les inciter à envoyer des bitcoins à l'arnaqueur, révèle la plainte déposée auprès de l'État de Californie le 21 juillet. La plainte intervient juste après que plusieurs cadres, politiciens et célébrités du monde de la tech — dont le PDG de Tesla, Elon Musk, et l'ancien président Barack Obama — aient été victimes d'un piratage de Twitter, au cours duquel leurs comptes ont été repris par un arnaqueur incitant à faire don de bitcoins. Bloomberg a d'abord fait état de la plainte de Steve Wozniak, qui a été déposée devant la Cour supérieure de l'État de Californie, dans le comté de San Mateo.

Les escrocs utilisaient des images et des vidéos de Steve Wozniak pour convaincre les internautes d'envoyer des bitcoins, leur en promettant deux fois plus en retour. YouTube hébergerait de telles vidéos depuis des mois, et des utilisateurs de YouTube auraient été escroqués de millions de dollars, selon la plainte. Steve Wozniak n'est pas le seul dirigeant de la tech à être apparu dans de telles vidéos ; le procès montre des captures d'écran de vidéos similaires avec des images du cofondateur de Microsoft, Bill Gates, et du PDG de Dell, Michael Dell. On ne sait pas très bien qui est derrière ces arnaques. La plainte porte sur la manière dont YouTube a traité les vidéos, qui ont proliféré sur la plateforme, souvent en provenance de multiples escrocs.

Selon la plainte, YouTube n'a pas réagi aux demandes de Steve Wozniak de prendre des mesures contre ces vidéos. La plainte énumère 17 autres plaignants à ses côtés, tous victimes d'escroqueries aux cryptomonnaies sur YouTube dans le monde entier. "Nous prenons l'abus de notre plateforme au sérieux et nous agissons rapidement lorsque nous détectons des violations de nos politiques, telles que des escroqueries ou des usurpations d'identité", a pourtant affirmé un porte-parole de YouTube contacté par Business Insider US.

La plainte fait de nombreuses références au récent piratage de Twitter, survenu après que des pirates ont obtenu l'accès à des outils internes du réseau. Twitter a immédiatement pris des mesures en bloquant temporairement les utilisateurs vérifiés et en verrouillant les comptes des utilisateurs concernés.

Plus de 100 comptes ont été touchés par le piratage de Twitter, et la société a récemment déclaré que les pirates avaient téléchargé les données complètes de huit d'entre eux, et des messages privés de 36. Les escrocs auraient également retiré plus de 100 000 dollars de cette arnaque. "Contrairement à YouTube, face à cette attaque, Twitter a pris des mesures rapides et décisives pour protéger ses utilisateurs, en fermant les comptes détournés jusqu'à ce que Twitter reprenne le contrôle", peut-on lire dans la plainte.

YouTube ne devrait pas s'appuyer sur 'l'article 230' selon les plaignants

Les plaignants reproche également à YouTube de s'appuyer sur "l'article 230" de la loi américaine de 1996 sur la décence des communications, qui empêche les réseaux sociaux d'être tenus pour responsables du contenu publié par les utilisateurs de leurs plateformes. La société a également invoqué l'article 230 pour rejeter un autre procès, intenté contre elle par Ripple Labs, selon Bloomberg Law.

"Alors que l'article 230 a joué, et continue de jouer, un rôle vital et important pour garantir une expression et un débat libres et ouverts sur Internet avec un minimum de réglementation gouvernementale, ces vidéos frauduleuses et la participation continue, consciente et active de YouTube à leur promotion, se situent bien en dehors de l'immunité de responsabilité que la section 230 prévoit", avance l'accusation.

YouTube a mis en place des politiques qui interdisent de se faire passer pour d'autres personnes et de diffuser des spams et des escroqueries. Le rapport de transparence de la société indique également qu'elle a retiré 2,2 millions de vidéos au cours du premier trimestre 2020 pour cause de spam, de contenu trompeur et d'escroquerie.

Version originale : Lisa Eadicicco/Business Insider

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