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La Suisse collecte 500M€ auprès d'investisseurs privés pour empêcher la fuite à l'étranger de ses startuppeurs

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La Suisse collecte 500M€ auprès d'investisseurs privés pour empêcher la fuite à l'étranger de ses startuppeurs
© REUTERS/Denis Balibouse

La Suisse se trouve confrontée à un exil qu'elle tente d'endiguer. Mais il ne s'agit pas d'évadés fiscaux, ces contribuables que la France tente par exemple d'identifier auprès de la Suisse — sans succès.

L'évasion qui inquiète le gouvernement helvètique, c'est celle de ses startups qui passent entre les mains d'actionnaires américains ou allemands.

Selon des chiffres publiés par Le Temps, 87% des investissements dans les startups suisses proviennent de l’étranger. "Ce phénomène pousse près de 70% des entreprises à émigrer au moment de passer à l’industrialisation de leur projet", écrit le quotidien.

Fort de ce constat et défenseur d'un protectionnisme assumé, le ministre de l'Economie Johann Schneider-Ammann a décidé de faire appel à des investisseurs privés pour constituer un fonds souverain dédié aux startupeurs suisses, a-t-il précisé dans un entretien accordé à l'édition dominicale NZZ am Sonntag du quotidien germanophone zurichois Neue Zürcher Zeitung.

Baptisé Swiss Entrepreneurs Foundation, ce fonds de capital-risque sera doté de 500 millions de francs suisses d'ici la fin de l'année, soit près de 480 millions d'euros.

"Je veux que les bonnes idées développées en Suisse ne soient plus exportées en Californie. Nous sommes des leaders mondiaux de l’innovation mais nous sommes plus faibles pour transformer nos idées en produits commerciaux", estime le ministre de l'Economie.

Les assureurs La Mobilière et Helvetia, les banques UBS et Credit Suisse et des entrepreneurs privés ont déjà souscrit à ce fonds qui doit permettre aux startups de réussir à lever entre 3 et 15 millions d'euros en Suisse et non à l'étranger.

Le Temps précise que les entrepreneurs devront partiellement rembourser l’aide dont ils auront bénéficié une fois les bénéfices dégagés.

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