Taxe GAFA : les clients d'Amazon devraient voir les prix des vendeurs français augmenter

Une employée d'Amazon à Mexico, le 30 juillet 2019. La firme de Jeff Bezos assume sa position sur la taxe GAFA. REUTERS/Carlos Jasso

Amazon a décidé de toucher au porte-monnaie pour répondre au gouvernement français. La firme de Jeff Bezos a annoncé jeudi qu'elle allait répercuter la taxe GAFA, adoptée le 11 juillet, sur les tarifs appliqués aux vendeurs français. Amazon est la première des entreprises visées par cette taxe à prendre des mesures concrètes. Dans la pratique, les vendeurs français devront supporter une hausse de 3% des frais de gestion à partir du 1er octobre, correspondant à la part du chiffre d'affaires d'Amazon réclamée par la France.

"Etant donné que nous opérons dans le secteur très concurrentiel et à faible marge du commerce de détail et que nous investissons dans la création d'outils et de services destinés à nos clients et à nos vendeurs partenaires, nous ne sommes pas en mesure d'absorber une taxe supplémentaire assise sur le chiffre d'affaires et non sur les bénéfices", s'est justifié Amazon, selon Le Monde. Sauf que, in fine, ce sera certainement les consommateurs français qui verront les prix grimper... Une position qu'Amazon assume une fois de plus. 

"Malheureusement, nous nous attendons à ce que nombre de ces entreprises soient en conséquence contraintes de répercuter cette taxe sur les consommateurs, ce qui entraînera une hausse des prix de leurs produits vendus en ligne", a déclaré la société, rapporte Le Parisien.

A lire aussi — Taxe GAFA : pourquoi Amazon et les géants du net ne la paieront sans doute jamais

Facebook paiera 'naturellement' la taxe GAFA

Pour le moment, les autres entreprises visées par la taxe GAFA n'entendent pas prendre le même type de décision. Le PDG de Rakuten France (ex-PriceMinister) a assuré à l'AFP qu'il ne souhaitait pas répercuter "la hausse de l'imposition sur les commissions et in fine sur les consommateurs pour l'année 2019". Pour l'année prochaine, il a indiqué attendre de "voir l'impact" de la taxe "pour l'entreprise". De son côté, Laurent Solly, le patron de Facebook en France, avait affirmé au Parisien en avril que, "naturellement", le réseau social paierait la taxe GAFA. "Nous respectons toutes les lois fiscales dans tous les pays où nous agissons", avait-il ajouté. "Facebook va payer de plus en plus d'impôts en France. (...) C'est normal".

Par ailleurs, Donald Trump a de nouveau assuré vendredi dernier qu'il envisageait des représailles au sujet de la taxe GAFA. "Nous allons annoncer prochainement une mesure réciproque importante en réponse à la bêtise de Macron", a écrit le président américain sur son compte Twitter. "J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français", a-t-il ajouté. Donald Trump a expliqué plus tard qu'il "pourrait" imposer des droits de douane au vin français.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Amazon fait le choix de réduire encore ses délais de livraison et sa marge trinque

Facebook teste l'accès par abonnement à des contenus vidéo