Des éléphants broutent à la réserve de Singita Grumeti en Tanzanie, le 7 octobre 2018. REUTERS/Baz Ratner

Oiseaux, mammifères, poissons, reptiles ou encore amphibiens... Selon un rapport de WWF publié ce mardi 30 octobre, 60% des animaux sauvages ont disparu de la surface de la Terre entre 1970 et 2014. Un constat alarmant que l'ONG tente de contrer en appelant à un accord international en 2020 à Pékin.

Publié avec la Société zoologique de Londres, ce 12e rapport "Planète Vivante" est fondé sur le suivi de 16.700 populations (environ 4000 espèces).

Le déclin de biodiversité concerne toute la planète, avec des régions tout de même particulièrement touchées comme la zone Caraïbes/Amérique du sud qui affiche un bilan très inquiétant à-89%. On atteint également les 64 % dans le bassin indo-pacifique (Inde, Indonésie et Australie). 

Certaines sont même menacées d'extinction comme l'a souligné Pascal Canfin, directeur général de WWF France ce matin au micro de nos confrères de France Inter:

"Il y a aujourd'hui 450.000 éléphants sur la planète, alors qu'il y en avait des millions il y a quelques décennies. Ça veut dire que nous sommes à la limite de la capacité de cette espèce à se reproduire, d'autant qu’il y en a trois par heure qui sont braconnés. Et il y a beaucoup plus de Sophie la girafe que de girafes". 

L'homme est évidemment pointé comme principal responsable. En cause, la surexploitation des ressources naturelles et l'agriculture intensive, comme par exemple les plantations massives visant à produire l'huile de palme qui détruisent à petit feu les forêts  d'Asie du Sud Est. Seuls 25% des sols de la planète ne sont pas occupés par l'homme. En 2050 ce ne sera plus que 10%, selon les scientifiques de l'IPBES (le "Giec de la biodiversité"). 

Une girafe marche à travers la réserve Singita Grumeti en Tanzanie le 7 octobre 2018. REUTERS/Baz Ratner

"Au cours des prochaines années, notre société devra être neutre en carbone. Nous devrons enrayer la perte de biodiversité et même inverser la courbe de son érosion, grâce à la finance verte, à une énergie propre et à une production alimentaire respectueuse de l’environnement", explique Marco Lambertini, directeur général de WWF International dans le rapport. "Peu de gens ont la chance de prendre part à une véritable révolution. Nous faisons partie de ces privilégiés."

Mais la disparition des animaux sauvages n'est pas une fatalité. Certains efforts des pouvoirs publics ont payé. La protection des forêts népalaises a par exemple permis à la population de tigres du Bengale de doubler en dix ans. En Chine, le panda géant qui avait presque disparu est sur le point de sortir de la liste rouge des espèces menacées. 

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : VIDEO: Voici les conséquences humaines et environnementales de la culture intensive du soja en Amérique Latine qui sert à nourrir les animaux dans les élevages français

VIDEO: Voici pourquoi les sèche-mains des toilettes publiques ne sont pas forcément très hygiéniques