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La télé française a connu des ratés pendant les attentats — voici ce que le CSA propose pour éviter de faire les mêmes erreurs

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La télé française a connu des ratés pendant les attentats — voici ce que le CSA propose pour éviter de faire les mêmes erreurs
© YouTube

Une diffusion en "léger" différé. Voici ce que propose le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) aux radios et télévisions pour éviter des erreurs lors de la couverture des attentats.

Cela pourrait permettre, selon le régulateur, "de garantir le processus de contrôle et de validation" des informations.

C'est l'une des préconisations figurant dans la recommendation que le CSA vient d'adopter sur demande du Parlement, suite à la loi du 21 juillet 2016 prorogeant l'état d'urgence et le renforcement de la lutte antiterroriste.

Ce guide pratique doit permettre aux médias "de concilier au mieux, dans le traitement des actes terroristes, l’impératif essentiel de libre information avec d’autres impératifs d’intérêt général", indique-t-il dans un communiqué.

Notons qu'il a été établi après plusieurs réunions avec des représentants des médias, des journalistes, des experts, des organisations professionnelles, des représentants des victimes et du Procureur de la République de Paris, précise le CSA.

Ce document s'articule autour de 5 rubriques :

1- les précautions générales. On y retrouve des recommandation sur l'organisation interne des rédactions, dont la création d'une cellule de crise ou l'utilisation du différé citée plus haut.

2- les précautions nécessaires vis-à-vis des investigations judiciaires et de l'action des forces de sécurité. Il est expressément demandé aux médias d'éviter de gêner les forces de sécurité et de "s'abstenir de toute prise de contact avec les terroristes ou les victimes" lorsque des opérations sont en cours.

3- les précautions nécessaires vis-à-vis de la présentation des terroristes et du traitement des images de propagande. Le CSA estime que le choix de dévoiler ou non l'identité des terroristes "relève de la liberté éditoriale des diffuseurs". Tout comme la reprise de sons ou d'images de propagande même s'il préconise d'éviter leur utilisation à l'antenne. Le CSA insiste sur la vigilance à porter aux portraits d'auteurs de ces actes qui ne doivent pas être perçus comme "positifs" ou de nature à heurter les victimes, leurs proches ou le public.

4- Les précautions vis-à-vis des victimes s'attardent sur la prise en compte de l'état de vulnérabilité lors du recueil de témoignages et de recourir de façon "exceptionnelle" à l'achat d'images amateurs, "afin d'éviter d'encourager la captation dans la seule perspective de pouvoir les monnayer".

5- Enfin, concernant les précautions à prendre pour renforcer la fiabilité des informations diffusées, le CSA invite les éditeurs à préciser l'origine de l'information diffusée et à corriger "dès que possible "et de manière répétée" les éventuelles erreurs commises. Il recommande en outre d'encadrer la présence et le rôle des experts en mettant en perspective leur trajectoire personnelle "susceptible d'influer sur leur analyse".

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