Theresa May vient d'exposer comment elle imagine les futures relations entre le Royaume-Uni et l'UE et promet de contribuer encore au budget

La Première ministre britannique Theresa May, à Florence, le 22 septembre 2017. REUTERS/Jeff J Mitchell

La Première ministre britannique Theresa May a prononcé ce vendredi 22 septembre 2017 son discours-clé sur le Brexit depuis Florence, en Italie. 

Ce discours était très attendu par les Européens. Hier, Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE, avait réclamé des engagements fermes du Royaume-Uni vis-à-vis de l'UE, concernant deux sujets clés: la protection des Européens vivant sur le sol britannique et la facture dont le Royaume-Uni devra payer avant de quitter l'UE.

Lors de ce discours censé relancer les négociations sur le Brexit, la Première ministre a notamment confirmé que le Royaume-Uni allait "honorer les engagements pris dans le cadre de son appartenance à l'UE". Le pays compte aussi rester encore un peu dans le marché unique et ne freinera pas la libre-circulation des citoyens de l'UE. 

Voici les principales déclarations de la Première ministre britannique: 

Sur la date de sortie de l'UE

"Nous quitterons [l'Union européenne] fin mars 2019 et les négociations pourraient durer jusqu'à une date assez proche de cette échéance."

Sur la période de transition

"A date, ces considérations portent sur une période de mise en œuvre d'environ deux ans."

Sur la responsabilité budgétaire

"Je ne veux pas que nos partenaires craignent qu'ils auront à payer davantage ou recevoir moins ce qui est prévu au budget actuellement en raison de notre décision de partir. Le Royaume-Uni continuera à honorer les engagements pris lors de notre période d'appartenance [à l'UE]."

Sur les droits des citoyens européens 

"Durant cette période de mise en oeuvre, les gens continueront de pouvoir venir, vivre et travailler au Royaume-Uni, mais il y aura un système d'enregistrement, des préparatifs essentiels pour le nouveau régime."

Sur les relations commerciales

"Pendant la période de mise en œuvre, l'accès aux marchés respectifs devrait continuer selon les termes actuels et le Royaume-Uni devrait aussi continuer à participer aux mesures de sécurité. Je sais que les entreprises, en particulier, apprécieront la certitude que cela permettrait." 

La première ministre n'a pas révélé le montant exact que son pays serait prêt à verser à l'UE, mais il semblerait qu'il soit compris entre 20 à 40 milliards d'euros après son sortie de l'union en 2019, précise Business Insider UK

Cet argent est censé combler le trou créé par le Brexit dans le budget de l'UE jusqu'en 2020, sans qu'aucun autre Etat membre n'ait à mettre plus d'argent dans le pot commun. 

Enfin, Theresa May a estimé que les premières négociations sur le Brexit avaient été parfois difficiles mais qu'elles avaient permis des progrès concrets. Elle a par ailleurs voulu jugé qu'il s'agissait d'une "période excitante pleine de promesses".

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