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Theresa May va proposer de payer 20Mds€ à l’Union européenne pour faire redémarrer les discussions autour du Brexit

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Theresa May va proposer de payer 20Mds€ à l’Union européenne pour faire redémarrer les discussions autour du Brexit
© Leon Neal/WPA Pool/Getty
  • La Première ministre britannique Theresa May va proposer de payer à l'Union européenne (UE) 20 milliards d'euros lors de son prochain discours sur le Brexit.
  • L'offre sera faite dans l'espoir de faire redémarrer les négociations du Brexit qui n'avancent pas vite.
  • Le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères Boris Johnson a démenti vouloir démissionner du gouvernement après son intervention au sujet du processus du Brexit.

La Première ministre britannique Theresa May se préparerait à proposer de payer une facture du Brexit de 20 milliards d'euros à l'UE lors de son discours clé vendredi 22 septembre prochain. Et ce, après que son secrétaire d'Etat aux affaires étrangères Boris Johnson a démenti vouloir démissionner du gouvernement.

Plusieurs dirigeants européens, dont Angela Merkel, ont été contactés par Oliver Robbins, l'un des hauts conseillers de Theresa May sur l'UE, pour qu'ils puissent être sûrs que le discours de la Première ministre à Florence comporterait une offre financière, a rapporté le Financial Times.

Bien qu'en-dessous des attentes des Européens, le gouvernement britannique espère que cette offre va permettre de faire redémarrer les négociations du Brexit qui piétinent et faire avancer les discussions vers les bases d'une nouvelle relation entre le Royaume-Uni et l'UE d'ici la fin de l'année.

Les 20 milliards d'euros sont censés combler le trou créé par le Brexit dans le budget de l'UE jusqu'en 2020, sans qu'aucun autre Etat membre n'ait à mettre plus d'argent dans le pot commun.

L'UE avait suggéré que le Royaume-Uni devrait environ 60 millions d'euros après son départ de l'UE, mais l'offre proposée par le gouvernement britannique serait considérée comme une avancée.

Un diplomate européen a dit au Financial Times: "Nous aurons au moins un sujet à aborder, mais ce n'est pas là où se situe la zone sécurisée."

Jeudi, Theresa May va briefer son cabinet sur les détails du discours qu'elle prononcera à Florence, vu comme une tentative pour forcer l'UE à passer à la prochaine phase de négociations.

"Un nid d'oiseaux chanteurs"

Boris Johnson, le secrétaire d'Etat aux affaires étrangères, a souligné qu'il restera au cabinet, qu'il a appelé "un nid d'oiseaux chanteurs", après que Theresa May a promis de ne pas utiliser son discours pour soutenir une relation future entre le Royaume-Uni et l'UE qui serait similaire à celle de la Suisse avec le bloc.

Vendredi soir, il a partagé sa vision d'un Brexit "glorieux" dans laquelle il a dit que le Royaume-Uni ne devrait rien payer à Bruxelles pour pouvoir accéder au marché unique après une période de transition.

Le secrétaire d'Etat est en faveur d'un accord commercial à la canadienne avec l'UE plutôt qu'une relation à la suisse que le Chancelier Philip Hammond semblerait soutenir en revanche. Lundi, Theresa May a rejeté l'idée qu'il y avait "un choix binaire" entre deux modèles après le Brexit.

Boris Johnson a dit à la presse à New York qu'il ne démissionnerait pas: "Nous travaillons ensemble, c'est le plus important, pour faire en sorte que le Royaume-Uni puisse bénéficier des opportunités du Brexit."

Au sujet des rumeurs concernant son éventuelle démission, il a répondu au Guardian: "Je suis confus par tout cela."

Le secrétaire d'Etat a dit: "Pas moi. Je ne sais pas d'où ça vient, honnêtement."

Il est entendu que le discours de Theresa May évitera d'évoquer les plus petits détails de la relation future entre l'UE et le Royaume-Uni, ce qui laisserait la porte ouverte pour les différentes options soutenues par les différents membres du cabinet.

Downing Street a démenti le fait que la Première ministre britannique avait adapté son discours pour y laisser apparaître quelques concessions à Boris Johnson.

Version originale: Adam Becket/Business Insider UK

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