Thomas Pesquet fait du pied à la NASA pour aller un jour sur la Lune

L'astronaute français Thomas Pesquet. Patrick Batard/Abacapress.com

Aller sur la Lune fait partie des prochains rêves de l'astronaute français Thomas Pesquet. Celui qui a séjourné à bord de la Station spatiale internationale (ISS) de novembre 2016 à juin 2017 a laissé entendre ce mardi 22 octobre 2019 qu'il était bien candidat pour aller un jour sur la Lune, alors que la NASA veut ouvrir son programme lunaire baptisé Artemis aux non-Américains dans la prochaine décennie. Une participation qui serait négociée selon les contributions des pays partenaires, a précisé l'agence spatiale américaine.

"J'ai eu personnellement la chance d'aller dans l'espace une fois pendant 200 jours à bord de la Station spatiale internationale", a dit l'astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA), dans un message vidéo en anglais diffusé par le patron d'Arianespace Stéphane Israël pendant le Congrès astronautique international (IAC), qui se tient cette semaine à Washington (Etats-Unis). "Mais j'ai toujours rêvé d'aller plus loin et plus profondément dans l'espace. J'espère vraiment prendre ma part dans cette prochaine étape de l'exploration spatiale", a dit Thomas Pesquet.

Ce n'est pas la première fois que le Français laisse transparaître son désir d'explorer notre unique satellite naturel. Il l'avait déjà fait, notamment en marge de l'événement "Mooon" qui s'était tenu en juillet 2019 au Grand Palais, à Paris, pour célébrer les 50 ans des premiers pas de l'Homme sur la Lune.

Lundi 21 octobre 2019, le DG de l'ESA, Jan Wörner, avait dit à l'AFP que les Européens voulaient effectivement envoyer un astronaute sur la Lune, peut-être vers 2027 ou 2028, sans préciser si Thomas Pesquet faisait partie des candidats favoris.

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Un voyage vers la Lune à bord d'une fusée européenne peut-être ? 

Les fusées européennes Ariane ne transportent pas d'humains, et le retour d'astronautes sur la Lune est pour l'instant uniquement organisé par la NASA, qui a lancé le programme Artémis, avec une première mission habitée en 2024.

Mais le PDG d'Arianespace, Stéphane Israël, a annoncé ce mardi 22 octobre que la prochaine fusée du groupe, Ariane 6, offrirait des transports de matériels vers la Lune à partir de 2023 et a ajouté qu'il voulait convaincre les pays européens de développer un programme de fusées habitées, visant une décision à la réunion ministérielle de l'ESA en 2022. "Je voudrais qu'à la prochaine réunion, nous commencions à travailler sur les vols habités", a déclaré Stéphane Israël.

Une idée qui semble bien plaire à Thomas Pesquet, qui a affirmé à la fin de son message vidéo : "imaginez l'excitation de voir un jour, bientôt, Ariane 6 sur son pas de lancement, à quelques minutes du décollage, avec le chef de mission qui annonce : Bon voyage Ariane 6, bon voyage l'Europe, allumons cette bougie et allons sur la Lune."

Quoi qu'il en soit, le Français semble avoir déjà eu un avant-goût d'une prochaine mission sur la Lune. Fin août dernier, il avait participé à la nouvelle mission NEEMO (pour "NASA Extreme Environment Mission Operations") en Californie (Etats-Unis), avec son confrère américain Drew Feustel et le Japonais Norishige Kanai. Objectif de la mission ? Evaluer des concepts d'entraînement sous-marin qui faciliteront les prochaines missions sur la Lune.

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