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Thomas Pesquet s'oppose à Elon Musk en disant que l'idée d'aller sur la planète Mars pour la coloniser le 'dérange'

Thomas Pesquet s'oppose à Elon Musk en disant que l'idée d'aller sur la planète Mars pour la coloniser le 'dérange'
© Thomas Pesquet dans l'ISS en mai 2017.

Depuis son retour sur Terre en juin 2017, Thomas Pesquet a affirmé à plusieurs reprises être totalement partant pour une mission sur Mars.

Mais l'astronaute français, âgé de 40 ans, a déclaré à La Tribune que l'idée de considérer la planète rouge comme un plan B pour l'humanité — au cas où la Terre ne serait plus habitable en raison de l'épuisement des ressources naturelles — et d'y aller pour la coloniser comme l'envisage l'entrepreneur tech Elon Musk, le dérangeait:

"L'idée du 'plan B' me dérange, car elle nous enlève une part de responsabilité. Nous espérons emmener des hommes et des femmes vers Mars, mais dans un but d'étude, pas de colonisation. Cela nous permettra de comprendre comment la vie peut naître et disparaître."

Avec son entreprise spatiale SpaceX, Elon Musk prévoit de coloniser la planète rouge d'ici 2022 avec un million de personnes. Il s'agit en fait d'une sorte de plan B pour notre société au cas où une guerre nucléaire venait à anéantir l'espèce humaine.

Interrogé sur l'épuisement des ressources naturelles sur Terre et l'aggravation des catastrophes naturelles, Thomas Pesquet a estimé que "les agences spatiales organisent beaucoup de missions pour étudier la Terre, le climat, les océans, la biomasse, la composition gazeuse de l'atmosphère, afin de mieux comprendre les effets du réchauffement climatique" et que "leur rôle est d'être un fournisseur de données et de poser le diagnostic."

Quant à la question d'aller extraire des ressources naturelles — comme l'eau notamment — sur la Lune ou les astéroïdes, Thomas Pesquet a indiqué qu'il "faudra établir un cadre légal" avant tout.

Dans une précédente interview, le Français avait déclaré qu'on pourra aller sur Mars dans une vingtaine d'années et que le principal obstacle à cela était plus politique que technologique.

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