Thomas Pesquet trouverait 'difficile de refuser' un poste de ministre

L'astronaute français Thomas Pesquet. Berzane Nasser/ABACA

L'astronaute français Thomas Pesquet, qui devrait repartir pour une mission sur la Station spatiale internationale (ISS) en 2020-2021, est devenu le nouveau parrain d'Aviation Sans Frontières, une ONG qui permet l'acheminement de l'aide d'urgence et le transport des personnes à travers le monde. L'intérêt de l'astronaute pour les causes humanitaires et celles de sensibilisation du grand public à l'environnement est connu. Celui qui a passé six mois à bord de l'ISS de novembre 2016 à juin 2017 a déclaré à plusieurs reprises que les effets du réchauffement climatique étaient d'autant plus visibles depuis l'espace. 

Dans le documentaire "16 levers de Soleil", Thomas Pesquet, qui est d'ailleurs l'ambassadeur de l'UNICEF pour le changement climatique, a affirmé : "on voit la pollution des rivières, on voit la fonte des glaciers, on voit les coupes dans les forêts mais aussi la pollution de l'air au-dessus des grandes villes qu'on ne peut même pas photographier. Cela renvoie beaucoup de beauté mais on voit aussi les stigmates du changement climatique." 

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Certains lui voient ainsi un avenir politique, au poste de ministre de l'Ecologie par exemple. Interrogé sur le sujet par Télé-Loisirs, il a répondu ceci : si "on te donne les moyens d'agir, tu ne peux pas refuser. Mais je sais que c'est hyper difficile... Nicolas Hulot, la manière dont ça s'est passé ou d'autres... Tu y laisses énormément de plumes, mais je pense que c'est difficile de refuser. On te donne les clefs pour changer les choses... peut-être".

Il a indiqué avoir "rencontré des acteurs au niveau local, régional ou même national", mais personne ne lui a pour l'instant fait de "propositions claires et nettes" et il ne pense pas que cela va arriver. Quoi qu'il en soit, c'est auprès de sa compagne Anne Mottet, en char­ge des poli­tiques d'élevage à l'Or­ga­ni­sa­tion des Nations Unies pour l'Ali­men­ta­tion et l'Agri­cul­ture, qu'il prendra conseil si une telle proposition arrivait. 

Un avant avant les élections européennes de mai 2019, certaines rumeurs avançaient que Thomas Pesquet intégrerait les consultations citoyennes organisées par la République en marche (LREM), le parti du président de la République Emmanuel Macron. L'intéressé avait démenti ces rumeurs via un message posté sur Twitter : "des rumeurs me prêtent des aspirations politiques... aujourd'hui incompatibles avec mon métier à l'ESA !". Il avait ajouté : "je reste concentré sur mes objectifs : retourner dans l'espace, et promouvoir la science, l'éducation, l'Europe, la protection de l'environnement... en tant que citoyen."

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A peine 30 minutes après son retour sur Terre le 2 juin 2017, le président Emmanuel Macron avait téléphoné à Thomas Pesquet pour lui dire ces mots entre autres : "je crois que ne vous réalisez pas à quel point vous avez inspiré les gens pendant des mois." Pour l'heure, celui qui est "entre deux missions spatiales" comme l'écrit dans sa biographie Twitter rêve d'aller un jour sur la Lune et sur Mars bien sûr. 

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