Le corps principal de Tiangong-1 et ses panneaux solaires sont toujours visibles sur cette image radar prise alors que la station spatiale chinoise était toujours en orbite autour de la Terre. Fraunhofer FHR

Les prédictions de l'Agence spatiale européenne (ESA) étaient justes à un jour près...

La Station spatiale chinoise Tiangong-1, qui avait commencé une descente non-contrôlée vers la Terre depuis mars 2016, s'est finalement désintégrée au-dessus de l'océan Pacifique sud ce lundi 2 avril 2018, rapporte Business Insider US.

La Chine a précisé dans un communiqué que l'essentiel de la première station spatiale de l'histoire du pays a brûlé au moment de son entrée dans l'atmosphère terrestre, vers 2h15, heure française, mais ne précise pas où le reste de l'engin spatial a pu atterrir sous forme de débris. 

Une illustration de la désintégration de Tiangong-1. Aerospace Corporation

Interrogé sur cette question par l'agence Reuters, l'astrophysicien Brad Tucker, de l'Université nationale australienne, a affirmé que les débris de Tiangong-1 ont vraisemblablement atterri à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Tahiti. Voici ce que le chercheur a déclaré: 

"De petits morceaux seront sans aucun doute parvenus à la surface. Les débris sont très certainement dans l'océan. Et même si des gens tombent dessus, ils n'apparaîtront que comme des déchets dans l'océan et seront éparpillés sur une zone gigantesque de plusieurs milliers de kilomètres carrés."

Brad Tucker a par ailleurs précisé que 90% de la station spatiale chinoise — de la taille d'un bus scolaire et qui pesait environ 9,4 tonnes — ont sans doute été brulés dans l'atmosphère terrestre et que les 10% restants ont atterri sur notre planète et représentent entre 700 et 800 kg de l'ensemble. 

Comme l'a fait remarquer sur Twitter l'astronome Jonathan McDowell, les débris de Tiangong-1 semblent avoir atterri dans l'océan pacifique sud, non loin du fameux cimetière de débris spatiaux

Il ne s'agit pas du plus gros engin spatial qui est retombé sur Terre depuis le début de la conquête spatiale et avec plus de 14.000 débris spatiaux incontrôlés en orbite de la Terre, ce ne sera sûrement pas le dernier. 

Baptisé "Tiangong 1", qui signifie "palais céleste" en chinois, ce vaisseau spatial expérimental a été lancé par la Chine en septembre 2011 afin de tester des technologies en préparation au lancement d'une station spatiale habitée, qui pourrait être opérationnelle vers 2022.

Mais le pays asiatique a perdu contact avec sa première station spatiale en mars 2016 après qu'elle a accompli sa mission historique.

Selon le mémo déposé par la Chine au comité des Nations unies pour l'utilisation pacifique de l'espace, Tiangong 1 "a procédé à six rendez-vous et amarrages successifs avec les vaisseaux spatiaux habités Shenzhou-8, Shenzhou-9 et Shenzhou-10. Il a aussi terminé toutes les missions qui lui avaient été données, apportant beaucoup de choses aux activités d'exploration spatiale de la Chine".

La Chine a de grandes ambitions dans l'espace, avec notamment une mission sur Mars en 2020, et le PDG de Thales, Patrice Caine, a d'ailleurs récemment affirmé que c'était un acteur en particulier à surveiller dans le domaine du spatial.

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