Tim Cook vient de préciser la position d'Apple sur les 'fake news'

Tim Cook, CEO d'Apple. REUTERS/Toru Hanai

  • Apple n'a pas été lié aux publicités politiques russes, de la même manière que Google et Facebook l'ont été. 
  • Mais le DG d'Apple, Tim Cook ne pense pas que les publicités sont le problème principal de toute façon. 
  • Au lieu de cela, il pense que la désinformation et que "transmettre les fake news à un grand nombre de personnes" sont des problèmes plus importants. 

Le DG d'Apple, Tim Cook, pense que Google et Facebook font face à un plus important et dangereux problème que les publicités poussées par des groupes liés à la Russie pendant les élections américaines l'année dernière. 

Ces entreprises, et d'autres acteurs de la tech mais pas Apple, sont auditionnées sur la manière dont leurs systèmes auraient apparemment été exploités par la Russie l'année dernière pour influencer les élections. Mais l'attention sur les publicités russes passe à côté de l'essentiel, a dit Tim Cook dans une interview sur NBC Nightly News avec Lester Holt. Le vrai problème est la manière dont ces réseaux sont et peuvent être exploités pour diffuser de la désinformation et de la propagande en général — pas seulement en période électorale.

"Je ne crois pas que le vrai problème soit les publicités venant de gouvernements étrangers. Je crois que cela représente 0,1% du problème", a dit Cook. "Le vrai problème est que certains de ces outils sont utilisés pour diviser les gens, les manipuler, pour transmettre les fake news à un grand nombre de personnes, et ainsi d'influencer leur pensée."

Il ajoute "Ça, pour moi, c'est le premier des problèmes."

L'interview de Cook intervenait alors que les leaders de Google, Twitter, et Facebook étaient auditionnés par le Congrès américain au sujet d'une possible interférence politique de la part des Russes. Ils sont, en même temps que d'autres grandes entreprises tech, critiqués après des révélations selon lesquelles des agents liés à la Russie ont acheté des publicités en ligne utilisées pour cibler les Américains avec des messages politiques clivants.

Apple n'a pas un rôle conséquent sur le marché des publicités, elle a donc évité beaucoup des questions auxquelles ont dû faire face les autres grandes entreprises de la tech. 

Le responsable de la communication de Microsoft est un fan de la réponse de Cook:


La réforme des impôts

Cook a aussi profité de son apparition sur NBC pour encourager une réforme fiscale aux Etats-Unis

Apple a une énorme quantité d'argent — 261,5 milliards de dollars — en cash et titres de placement, dont 94% se trouve à l'étranger. Cook voit l'actuel effort de réforme des impôts par le Congrès, qui devrait presque certainement baisser les taxes que les entreprises paient sur leurs recettes à l'étranger, comme une opportunité de rapatrier une partie de cet argent aux États-Unis. 

"Le grand souci des entreprises dans ce pays est si vous gagnez de l'argent en dehors des États-Unis, ce que la plupart des entreprises feront de plus en plus," déclare Cook à la NBC. "C'est imposé dans ces pays, d'ailleurs, la seule façon pour que vous rameniez cet argent aux États-Unis et investissiez, est si vous payez 40%, pour nous."

"C'est une folie de faire ça. Alors que font les gens? Ils ne ramènent pas cet argent aux États-Unis. Ce n'est pas bon pour l'investissement de notre pays. Et ça doit donc être réglé. D'après moi, ça aurait du être réglé il y a des années de cela. Mais réglons cela maintenant," continue Cook. 

Les Républicains de la Chambres des représentants sont actuellement en négociations sur un projet de loi sur la réforme des impôts que le président Trump voudrait appeler le "Cut Cut Cut Cut Act." 

Le gouvernement à Washington se bat depuis des années sur la fiscalité des recettes engrangées à l'étranger. Le Congrès a promulgué un soi-disant "tax holiday" en 2004 pour encourager les entreprises à rapatrier leur cash de l'étranger, dans l'idée que l'argent serait utilisé pour investir aux États-Unis et recruter. Mais l'action aurait apparemment coûté des milliards de dollars au Trésor américain, et beaucoup d'entreprises qui en avaient profité ont fini par licencier. 

Pendant ce temps, Apple et d'autres entreprises tech ont été critiquées pendant des années pour avoir utilisé différentes tactiques pour réduire leurs obligations fiscales aux États-Unis et à l'étranger. Apple en particulier a été forcée de rembourser des taxes en Italie et au Japon, et est en conflit avec l'Europe au sujet d'une énorme amende en Irlande. 

Voici les vidéos de l'interview de Cook avec la NBC:


Version originale: Kif Leswing/Business Insider

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