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Tinder a remis en question sa gestion du harcèlement sexuel à cause des frasques de Donald Trump

Tinder a remis en question sa gestion du harcèlement sexuel à cause des frasques de Donald Trump
© Capture d'écran de "Inside Amy Schumer" ©Comedy Central

Sean Rad, le fondateur de Tinder, a annoncé que le nouveau président des Etats-Unis Donald Trump et ses "plaisanteries de vestiaires" ont poussé l'appli de rencontre à revoir la manière dont elle gère le harcèlement sexuel.

Donald Trump a été filmé en 2005 en train de décrire comment il agresse sexuellement des femmes : "Quand tu es une star, elles te laissent le faire ! Tu peux faire ce que tu veux. Les attraper par la chatte. Tu peux tout faire." La vidéo est sortie juste avant l'élection du 8 novembre.

"Cela nous a poussé à nous focaliser sur les comportements qui sont appropriés ou non", a souligné Sean Rad devant près de 20.000 personnes lors du Web Summit de Lisbonne.

"Les 'plaisanteries de vestiaires' sont absolument inacceptables. C'est inacceptable dans le vrai monde et c'est inacceptable sur Tinder", a-t-il ajouté.

Tinder a beau être une appli très populaire, les statistiques montrent que les Millenials ont moins de relations sexuelles que les générations précédentes, a précisé Sean Rad. La plateforme regorge également de mauvais comportements, comme on le voit sur des comptes Instagram comme Tinder Nightmares.

"Une de nos grandes priorités est d'éliminer ces 'discours de vestiaires' sur Tinder. [La manière dont Trump frimait] nous a fait nous en rendre compte", a-t-il enchaîné. "La première étape est de ne pas prendre ça à la légère mais d'en faire une priorité au sein de toute la société. Notre réponse officielle à cela est importante."

Son objectif annoncé : "Faire de Tinder un endroit productif où l'on peut rencontrer des gens nouveaux, mais aussi avoir de super échanges."

Il y aura aussi des changements au sein de l'application. A court terme, "nos utilisateurs ont des outils pour signaler des comportements non sollicités — nous avons ces outils, mais nous voulons les rendre meilleurs." Il a aussi glissé qu'il avait "d'autres idées à plus long terme" pour donner plus d'outils aux femmes pour reporter et prévenir le harcèlement.

Version originale : Jim Edwards/Business Insider UK

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