Tinder veut améliorer la sécurité de ses utilisateurs et utilisatrices. Ce jeudi 23 janvier, la maison mère de l'appli de rencontre, Match Group, annonce dans un communiqué un partenariat avec l'appli Noonlight, qui permet de suivre l'emplacement des utilisateurs et prévenir les autorités en cas de problèmes de sécurité. Match Group prend au passage des parts au capital de Noonlight, une opération dont le montant n'a pas été communiqué.

Contactée par l'AFP, Tinder a confirmé que l'appli comprendra notamment un bouton renvoyant un signal vers le 911, le numéro d'urgence qui permet notamment de contacter la police aux Etats-Unis. Des "opérateurs entraînés" feront le tri avant de contacter les services publics, a précisé l'entreprise. "Noonlight sert de garde du corps silencieux dans les cas où vous êtes seuls ou que vous rencontrez quelqu'un pour la première fois", promet sa co-fondatrice Brittany LeComte dans un communiqué. Cette intégration de Noonlight dans Tinder ne concerne pour l'instant que les Etats-Unis.

L'intégration de Noonlight dans Tinder. Tinder

Tinder va aussi mettre en place un système de vérification des profils par photo. Les utilisateurs pourront authentifier les photos de leur profil en prenant une série de selfies dans l'appli, qui seront comparées aux photos ajoutées au profil à l'aide d'une "intelligence artificielle assistées des humains", annonce Tinder. Les profils vérifiés afficheront une coche bleue à côté du prénom de l'utilisateur, comme pour les profils de personnalités publiques sur Twitter ou Instagram.

La fonctionnalité est actuellement en test dans certains marchés et va être étendue courant 2020.

La vérification de profil dans Tinder. Tinder

Enfin, Tinder va aussi mettre en place un "Safety Center", sorte de centre d'aide dans l'appli qui fournira des informations et modes d'emploi pour garantir sa sécurité sur l'appli et pendant un rendez-vous. Il proposera aussi une liste de lignes téléphoniques et site web ressources pour les victimes ou témoins d'agression sexuelle, transphobe, ou encore de trafic humain.

Tinder, qui est disponible dans plus de 190 pays à travers le monde, revendique la paternité de plus d'un million de rendez-vous galants par semaine. Il arrive que des femmes utilisant l'application pour la première fois puissent être craintives à l'idée de rencontrer une personne inconnue "dans la vraie vie". Des cas d'usurpation d'identité, où la personne que l'on rencontre ne ressemble pas à celle sur les photos de son profil en ligne, sont souvent signalés.

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