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La maison mère de Tinder et Meetic est accusée d'avoir utilisé des faux profils pour pousser les utilisateurs à s'abonner à Match

La maison mère de Tinder et Meetic est accusée d'avoir utilisé des faux profils pour pousser les utilisateurs à s'abonner à Match
© org/Unsplash

L'entreprise Match.com, maison mère des sites de rencontre Tinder, Meetic et OkCupid, est accusée par l'agence américaine de protection des consommateurs, la Federal Trade Commission (FTC), d'avoir eu recours à de faux profils pour gonfler son nombre d'abonnés à l'application Match.com aux États-Unis. La FTC met notamment en évidence "de fausses promesses de 'garanties'" pour les abonnés et l'absence de remboursement des frais contestés. Selon la plainte de la FTC, la société aurait incité des centaines de milliers d'utilisateurs à acheter des abonnements entre juin 2016 et mai 2018, en leur envoyant des messages leur disant : "Vous plaisez à quelqu'un" ou "Quelqu'un a aimé votre profil".

Une pratique frauduleuse, qui aurait amené à la création de 499 691 abonnements, dénoncée par Andrew Smith, le directeur du bureau de la protection des consommateurs de la FTC : "Nous pensons que Match.com a escroqué les utilisateurs en leur faisant payer des abonnements par le biais de messages, alors que l'entreprise savait qu'ils provenaient de fraudeurs", a-t-il déclaré. "Les services de rencontres ne devraient pas se servir d'escrocs de l'amour pour faire du profit", a-t-il ajouté. La FTC a également affirmé que les consommateurs qui envisageaient d'acheter un abonnement à Match.com ne savaient généralement pas que 25% à 30% des membres de Match.com qui s'enregistraient chaque jour se servaient de la plateforme pour commettre des escroqueries et des tentatives de phishing.

A lire aussi : Les fondateurs de Tinder poursuivent en justice Match Group et IAC en disant qu'ils ont été arnaqués — et ils cherchent à récupérer au moins 2 Mds$ en dommages

Match.com dément les accusations de la FTC

De son côté, la société déclare que les accusations de l'agence étaient infondées. "La FTC a déformé les mails internes et s'est appuyée sur des données soigneusement choisies pour faire des affirmations scandaleuses et nous avons l'intention de nous défendre vigoureusement", affirme le groupe. "Nous interceptons et neutralisons 85% des comptes potentiellement problématiques dans les quatre premières heures, le plus souvent avant même qu'ils ne soient actifs sur un site, et 96% des comptes problématiques au bout d'une journée", précise aussi l'entreprise dans un communiqué.

Elle ajoute, par ailleurs, que "les messages instantanés ont été éliminés de la plate-forme il y a plus de deux ans, et les favoris ont été éliminés il y a plus d'un an". "Les communications par courriel - qui sont aujourd'hui le principal moyen de communication - ont connu un taux de 'fraude' de 1% ou moins depuis 2013", assure Match.com.

Autre pratique frauduleuse dénoncée par la FTC : Match proposerait aux utilisateurs qui n'ont pas trouvé l'amour "au bout de six mois" une extension gratuite de six mois supplémentaire. Or selon la plainte déposée par la FTC, les conditions ne sont pas suffisamment claires, et de nombreux utilisateurs se sont ainsi vus facturer un nouvel abonnement de six mois. L'agence a également affirmé que la société rendait difficile l'annulation des abonnements pour les utilisateurs.

L'action de Match.com a chuté de 9% ce mercredi après l'annonce de l'action en justice de la FTC.

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