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Toshiba a investi dans l'énergie nucléaire aux Etats-Unis — ce rachat met le fabricant japonais en danger aujourd'hui

Toshiba a investi dans l'énergie nucléaire aux Etats-Unis — ce rachat met le fabricant japonais en danger aujourd'hui
© REUTERS/Toru Hanai

Fabricant d'équipements électriques, connu pour ses cartes mémoires flash, Toshiba a vu la valeur de son action chuter de plus de 40% depuis mardi.

La raison : la firme japonaise a annoncé un risque de dépréciations comptables massives, un an après un rachat d'une entreprise spécialisée dans le nucléaire aux Etats-Unis.

En trois jours, la valeur boursière de Toshiba a fondu d'environ six milliards d'euros.

L'action a encore perdu 17% de sa valeur à la Bourse de Tokyo ce jeudi 29 décembre.

Il y a un an, Toshiba avait racheté B&I Stone & Webster, un spécialiste de l'énergie nucléaire, au groupe américain Chicago Bridge & Iron (CBI).

Les dépassements de coûts de cette entreprise pourraient l'obliger à inscrire dans ses comptes des charges de dépréciation de "plusieurs milliards de dollars", a-t-elle annoncé mardi 27 décembre.

Un avertissement qui équivaut à reconnaître que CB&I a été largement surpayé.

Les agences de notation financière ont réagi sans tarder: Standard & Poor's et Moody's ont l'une et l'autre revu à la baisse la note du groupe, la seconde enfonçant un peu plus Toshiba dans la catégorie des emprunteurs à haut risque ("junk").

"Pendant que Toshiba continue d'évaluer le montant exact des dépréciations, ses ratios financiers vont probablement continuer de se dégrader, ce qui pourrait aboutir à une situation de fonds propres négatifs", estime Masako Kuwahara, analyste en charge du dossier chez Moody's.

Parallèlement, le coût d'une assurance contre un risque de défaut sur sa dette a bondi. Cela signifie qu'un créancier de Toshiba devrait débourser 437 000 à 467 000 dollars par an pendant cinq ans pour assurer 10 millions de dollars d'obligations contre un risque de non-remboursement à l'échéance.

Toshiba se remet à peine d'un scandale comptable de 1,24 milliard d'euros et d'une dépréciation de la valeur de Westinghouse de 260 milliards de yens (2,1 milliards d'euros) sur son dernier exercice fiscal annuel.

Business Insider
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