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Train, caisson à roulettes... On en sait plus sur la fuite de Carlos Ghosn au Liban

Train, caisson à roulettes... On en sait plus sur la fuite de Carlos Ghosn au Liban
© Wikimedia Commons

Des détails sur les premières heures de la fuite de Carlos Ghosn commencent à émerger. Les enquêteurs seraient parvenus à retracer son parcours avant son départ du Japon pour Istanbul, puis le Liban. L'ancien patron de Renault et de l'Alliance Renault-Nissan aurait pris un train à grande vitesse, le shinkansen, dimanche 29 décembre, de Tokyo à Osaka, à l'ouest du pays, où il serait arrivé en début de soirée le même jour, selon le quotidien Yomiuri Shimbun et la chaîne de télévision nippone NTV.

Il aurait été en compagnie de plusieurs personnes que la police japonaise cherche actuellement à identifier à partir d'images de vidéosurveillance, explique le Yomiuri. À Osaka, Carlos Ghosn aurait rejoint en taxi un hôtel près de l'aéroport international du Kansai, a précisé NTV. La suite de sa fuite demeure pour l'heure mystérieuse. D'après de premières informations, il a embarqué à bord d'un jet privé le 29 décembre en fin de soirée à destination d'Istanbul. Arrivé à l'aéroport Atatürk le lendemain matin, il a pris de là un autre appareil privé pour rallier Beyrouth.

Pour éviter les contrôles à l'aéroport au Japon, il se serait dissimulé dans un caisson à roulettes servant à transporter du matériel de concert, a affirmé ce week-end le Wall Street Journal (ci-dessous, le caisson à roulettes). Retrouvé par les enquêteurs turcs dans un des jets utilisés, ce caisson était percé de petits trous pour lui permettre de respirer, selon le quotidien économique américain. Le contrôle au rayon X des bagages n'est pas obligatoire au Japon pour les jets privés, a confirmé le ministère nippon des Transports.

Inculpé au Japon pour malversations financières présumées, l'homme d'affaires avait été libéré sous caution fin avril 2019, mais il avait l'interdiction de quitter le Japon dans l'attente de son procès. Le Franco-libano-brésilien de 65 ans était assigné à résidence à Tokyo. Il pouvait toutefois sortir librement de chez lui et faire des voyages de moins de 72 heures à travers le pays sans demander une autorisation du tribunal.

Par ailleurs, les agents d'une société privée soupçonnés d'être mandatés par Nissan pour le suivre en permanence avaient quelque peu relâché leur vigilance ces derniers temps, selon une source proche de son entourage interrogée par l'AFP. C'est ainsi qu'il aurait pu quitter seul et sans difficulté apparente sa résidence tokyoïte dimanche 29 décembre en début d'après-midi, d'après des images de vidéosurveillance consultées la semaine dernière par des médias nippons.

Carlos Ghosn livrera peut-être plus de détails sur sa fuite mercredi 8 janvier. Il a annoncé par la voix d'un porte-parole qu'il tiendrait une conférence de presse à 15 heures ce jour-là.

Business Insider
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