Affiche de la publicité E.Leclerc visée par la décision du tribunal de commerce. Twitter/@MissandBeauty

La dernière publicité du mouvement E. Leclerc à Paris n'a pas du tout été appréciée par Monoprix. 

Pour rappel, E. Leclerc y comparait les prix de Franprix, Monoprix et Carrefour, pour des courses livrées à domicile, et concluait qu'il était le moins cher pour la rentrée à Paris via son site www.chezmoi.leclerc.

Les trois enseignes concurrentes étaient illustrées par des pigeons gris dont la taille sur l'affiche dépendait de l'écart de prix avec Leclerc. 

La connotation liée au pigeon était sans doute difficile à laisser passer pour Monoprix qui a saisi le tribunal de commerce de Paris concernant trois points précis de cette campagne publicitaire. Celui-ci lui a donné raison dans une décision rendue le 19 septembre et repérée par le site lineaires.com.

  1. Monoprix contestait le relevé de prix. Effectué du 4 au 6 juillet, il a en effet été jugé trop éloigné du début de la campagne publicitaire qui portait sur "les prix de la rentrée". De plus sur son site quiestlemoinscher.leclerc, Monoprix accusait Leclerc de comparer les prix du seul site monoprix.fr et non des magasins parisiens et les juges ont considéré que cette pratique était trompeuse pour le consommateur.
  2. La comparaison réalisée par E. Leclerc a par ailleurs été considérée comme non équitable car les prix retenus pour le comparatif ne tiennent pas compte des frais de livraison pratiqués par les enseignes.
  3. Enfin, le tribunal estime que l'utilisation des pigeons pour illustrer les enseignes concurrentes de E. Leclerc est dénigrante et laisse à penser qu'elles dupent et plument leur clientèle alors que le code de la consommation prévoit que la publicité comparative ne peut entraîner le dénigrement d'un concurrent.

En conséquence, "le tribunal de commerce condamne donc Leclerc à faire cesser toute diffusion de sa publicité comparative 'Cette année, la rentrée à Paris est moins chère' et à supprimer toute référence aux magasins physiques Monoprix sur son site Qui est le moins cher. Leclerc devra également verser la (petite) somme de 10.000 euros à son concurrent", rapporte linaires.com.

E. Leclerc a cinq jours pour se conformer à la décision du tribunal, faute de quoi il lui en coûtera 10.000 euros par jour et par infraction, précise le patron de Monoprix sur son compte Linkedin.

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