Trump accuse Google de partialité dans les résultats de recherche et dit que 'c'est une situation qui sera corrigée'

Donald Trump vient de s'en prendre à Google. REUTERS/Joshua Roberts/File Photo

Donald Trump a accusé mardi le moteur de recherche Google de partialité à son égard et promis de prendre des mesures face à cette situation.

Dans une série de tweets, le président américain a déclaré que les résultats d'une recherche sur Google à partir des termes "Trump" et "actualités" (news) faisaient apparaître uniquement les médias qu'il désigne sous le nom de "fake news" (infos bidon) et non les sites conservateurs.

"Ils TRUQUENT les résultats, pour moi et les autres", a dit Donald Trump sans fournir de preuves à l'appui de son accusation. "C'est une situation très grave - qui sera corrigée!" a-t-il promis sans autres détails.

Google a contesté l'affirmation du président des États-Unis, affirmant que la société ne favorisait pas les résultats de recherche à des fins politiques.

"Lorsque les utilisateurs saisissent des requêtes dans la barre de recherche Google, notre objectif est de s'assurer qu'ils recevront les réponses les plus pertinentes en quelques secondes", a déclaré Google, dont la société mère est Alphabet, dans un communiqué.

"La recherche n'est pas utilisée pour définir un agenda politique et nous ne divisons pas nos résultats en idéologies politiques. Chaque année, nous apportons des centaines d’améliorations à nos algorithmes pour nous assurer qu'ils offrent un contenu de haute qualité en réponse aux requêtes des utilisateurs. Nous travaillons continuellement pour améliorer la recherche Google et nous ne classons jamais les résultats de recherche pour manipuler le sentiment politique"travailler continuellement pour améliorer la recherche Google et nous ne classons jamais les résultats de recherche pour manipuler l'opinion politique."

Donald Trump s'en prend régulièrement aux médias grand public comme CNN ainsi qu'aux réseaux sociaux, dont Twitter et Facebook, qu'il accuse de censure.

Les géants d'internet sont dans le même temps soumis à des pressions croissantes du Congrès pour interdire les faux comptes visant à perturber la vie politique aux Etats-Unis et bannir les contenus conspirationnistes ou haineux.

Des élus républicains se sont récemment plaints de voir des voix conservatrices bannies par plusieurs sociétés du net.

Début août, Apple, YouTube et Facebook ont supprimé des contenus postés par le site Infowars, créé par le théoricien du complot Alex Jones, dont Twitter a temporairement suspendu le compte personnel.

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