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Twitter a suspendu le compte de Donald Trump après le partage de l'adresse mail d'un chroniqueur

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Le président américain Donald Trump, le 5 octobre. © Alex Brandon/AP

Cet article a été publié le 7 octobre, soit un mois avant le scrutin présidentiel.


Twitter a déclaré avoir verrouillé le compte du président américain Donald Trump pour avoir partagé l'adresse e-mail d'un chroniqueur, lundi soir. Il a publié un tweet louant et citant une chronique de la journaliste Miranda Devine parue dans le New York Post dimanche soir. Dans cet article, Miranda Devine fait l'éloge de Donald Trump, disant qu'il avait surmonté sa bataille contre le coronavirus et qu'il avait montré son engagement dans ses fonctions de président après son diagnostic. Les médecins ont déclaré qu'il n'est pas "sorti d'affaire".

Donald Trump a fait suivre son article d'un tweet maintenant supprimé, dans lequel il révèle l'adresse e-mail de Miranda Devine. Elle a déclaré à Sky News Australia que cette suppression était un barrage aux abus de la part de personnes en ligne : "Les gens étaient très en colère, pour beaucoup d'entre eux, et ils sont furieux du fait que Donald Trump semble avoir vaincu le coronavirus."

Twitter a confirmé à Business Insider US dans un e-mail avoir verrouillé le compte du président américain après avoir découvert que le tweet violait sa politique sur les informations privées. Cette politique interdit aux utilisateurs de publier ou de poster "les informations privées d'autres personnes sans leur autorisation et leur permission expresse".

Selon la politique de l'entreprise, un compte dont le propriétaire enfreint les règles restera verrouillé jusqu'à ce que le tweet soit supprimé. Trump a continué de tweeter jusqu'à mardi matin, postant notamment un message appelant à "abroger l'article 230", une loi sur Internet qui protège les entreprises tech comme Twitter et Facebook contre toute responsabilité pour le contenu publié sur leurs plateformes. Les porte-parole de la Maison Blanche et de la campagne de Donald Trump n'ont pas répondu immédiatement à la demande de commentaires de Business Insider US.

Donald Trump a tweeté fréquemment tout au long de sa présidence, et il a 87 millions d'adeptes sur Twitter. Mais le président américain a également eu une relation difficile avec le réseau social, car l'entreprise a souvent modéré ses publications sur la plateforme.

Par exemple, Twitter a ajouté une étiquette d'avertissement à un tweet de mardi dans lequel Donald Trump affirmait à tort que le Covid-19 était moins mortel que la grippe. L'entreprise a déclaré que le message contenait des informations trompeuses. Twitter a également précisé qu'il supprimerait tous les messages dans lesquels les utilisateurs manifestaient leur souhait que Donald Trump meure de la maladie du coronavirus. Un geste qui a reçu un écho très favorable, car certains ont déclaré que Twitter avait proféré des menaces semblables sans les appliquer par le passé.

Donald Trump et d'autres républicains continuent d'affirmer que le parti pris anti-conservateur est omniprésent dans le secteur de la tech. Le président américain a signé un décret en mai menaçant de donner aux régulateurs le pouvoir de modifier l'article 230 après que Twitter a vérifié les faits de deux de ses tweets qui contenaient de fausses informations sur le vote par correspondance. Les spécialistes du sujet ont déclaré que Donald Trump n'avait "absolument aucune autorité légale" pour réglementer les entreprises technologiques lorsqu'il n'était pas d'accord avec elles.

Version originale : Katie Canales/Business Insider

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