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Twitter répond à Donald Trump en qualifiant sa démarche 'd'approche réactionnaire et politisée'

Twitter répond à Donald Trump en qualifiant sa démarche 'd'approche réactionnaire et politisée'
Une illustration de Donald Trump dans le logo Twitter, du 1er décembre 2017. © Jaap Arriens/NurPhoto via Getty Images

Le président américain Donald Trump a signé jeudi 28 mai 2020 un décret visant à limiter la protection des réseaux sociaux et la latitude dont ils bénéficient dans la modération de leurs contenus. "Nous sommes ici pour défendre la liberté d'expression face à un des pires dangers qui soit", a déclaré le président américain dans le Bureau ovale, en référence à ce qu'il a appelé le "monopole" des groupes technologiques. Il y a deux jours, Twitter a pour la première fois signalé des messages de Donald Trump comme 'trompeurs' après avoir ajouté mardi une mention "vérifiez les faits" à deux tweets de Donald Trump qui affirmaient que le vote par correspondance était nécessairement "frauduleux" en Californie, sans preuve, et qu'ils entraîneront une "élection truquée".

Le décret signé par Donald Trump vise spécifiquement Twitter, affirmant que la plateforme "décide désormais de manière sélective de placer une étiquette d'avertissement sur certains tweets d'une manière qui reflète clairement un parti pris politique". L'entreprise a répondu officiellement en qualifiant sa démarche "d'approche réactionnaire et politisée d'une loi historique", pilier du fonctionnement des plateformes numériques. "Trump cherche principalement à donner aux régulateurs fédéraux le pouvoir d'amender la section 230 de la loi sur la décence des communications, qui donne aux entreprises de médias sociaux une large autorité pour modérer les discours sur leurs plateformes", estime Business Insider US.

Pierre angulaire de l'internet américain, la célèbre Section 230 du "Communications Decency Act" offre notamment à Facebook, Twitter ou YouTube (Google) une immunité contre toute poursuite judiciaire liée aux contenus publiés par des tiers et leur donne la liberté d'intervenir sur les plateformes à leur guise. Donald Trump demande que les entreprises qui "font quoi que ce soit de discriminatoire envers les utilisateurs, restreignent leur accès à une plateforme sans leur donner une audience équitable, ou prennent d'autres mesures qui ne sont pas conformes aux conditions de service", perdent leur protection en vertu de la section 230.

"Quand des réseaux sociaux puissants censurent des opinions (...), ils cessent de fonctionner comme des forums passifs. Ils doivent être considérés et traités comme des créateurs de contenus", énonce le texte. Dans sa réponse, Twitter a déclaré que la section 230 protège le discours en ligne et que "les tentatives unilatérales d'affaiblir celle-ci menacent l'avenir des propos tenus en ligne et des libertés sur Internet".

Version originale : Sarah Al-Arshani/Business Insider

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