Uber a désormais deux nouveaux moyens de savoir si vous êtes en sécurité à bord de ses voitures

Uber va prochainement activer la fonctionnalité "RideCheck" et un bouton anti-discrimination sur son application pour renforcer la sécurité lors des courses effectuées en France. Chris J. Ratcliffe/Bloomberg

Depuis deux ans et l'arrivée de Dara Khosrowshahi, Uber multiplie les annonces aux Etats-Unis, mais aussi dans plusieurs pays (Inde par exemple), pour assurer la sécurité des chauffeurs et des passagers, après plusieurs histoires d'agressions. La chaîne CNN avait révélé que près de 103 chauffeurs de la compagnie Uber avaient été poursuivis pour agression sexuelle entre 2014 et 2018. En France, au moins un chauffeur aurait été écarté du service après avoir été accusé de viol par une cliente.

En juin, la plateforme américaine avait annoncé qu'elle offrait la course aux femmes victimes d'agressions en France pour qu'elles portent plainte, en s'alliant avec l'association HandsAway. Ce 14  novembre 2019, Uber vient de dévoiler la mise en place de deux nouvelles façons de savoir qu'une course en VTC se passe bien. La fonctionnalité "RideCheck" arrivera "prochainement" : l'appli envoie un message simultanément au passager et au chauffeur pour s'assurer que tout va bien si elle détecte des anomalies lors du trajet — une voiture à l'arrêt un certain temps par exemple ou un accident. Pour ce faire, Uber utilise évidemment le GPS mais aussi des capteurs dans les smartphones des chauffeurs.

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Uber s'attend à une augmentation du nombre de signalements "ce qui permettra de toujours mieux appréhender et prévenir les incidents, et de continuer à améliorer la sécurité de tous."

Sur un sujet connexe, Uber a également intégré un bouton anti-discrimination dans l'application. Si un chauffeur ou un passager en est victime, il peut appuyer sur ce bouton et les équipes d'Uber peuvent décider de suspendre l'accès au compte Uber le cas échéant. "Nous investissons dans notre technologie pour mettre en place de nouvelles fonctionnalités et ainsi proposer des solutions fiables et de grande échelle directement dans l’application. Mais en matière de sécurité, notre travail n'est jamais terminé et nous voulons toujours mieux prendre en compte les attentes de la société", explique Steve Salom, general manager d'Uber en France, Suisse et Autriche, cité dans un communiqué.

Dans le cadre de son programme mondial "Driving Change" pour laquelle le leader des VTC prévoit d'engager cinq millions de dollars, Uber vient aussi de signer dans l'Hexagone un partenariat avec SOS Homophobie. L'entreprise s'engage à sensibiliser ses utilisateurs, passagers et chauffeurs, "au bien vivre ensemble notamment lors d’une course en Uber".

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