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Uber promet d'indemniser les chauffeurs en difficulté pour faire avancer les négociations selon ses termes

Uber promet d'indemniser les chauffeurs en difficulté pour faire avancer les négociations selon ses termes
© REUTERS/Danish Siddiqui

Uber a annoncé mardi la création d'un fonds de deux millions d'euros pour ses chauffeurs partenaires en difficulté en France.

Peu après, Uber a refusé de geler l'augmentation de sa commission réclamée par les chauffeurs, alors que reprenaient les négociations entre plateformes numériques et représentants des conducteurs de véhicules de transports avec chauffeur.

Elles se poursuivront jusqu'en janvier sous l'égide du médiateur nommé par le gouvernement.

Selon les estimations de la société américaine, ils seraient 20.000 travailleurs indépendants à utiliser la plateforme.

Les discussions entamées lundi au secrétariat aux Transports avaient été suspendues à deux reprises pour permettre à Uber France de consulter sa maison-mère à San Francisco sur les demandes des chauffeurs et du gouvernement.

Dès l'ouverture des discussions, lundi, le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies avait demandé à Uber une "avancée immédiate": le gel — le temps des négociations — de l'augmentation de sa commission, récemment portée de 20 à 25%, selon un communiqué du secrétariat d'Etat.

Les conducteurs de véhicules de transport avec chauffeurs avaient fait du retour à 20% de la commission prélevée par Uber sur les courses un préalable pour continuer les discussions.

"Uber a vendu du rêve et aujourd'hui la réalité est un véritable cauchemar", a déclaré à BFM TV Jean-Luc Albert, du syndicat Actif VTC.

Il a affirmé qu'en cas de refus de la société américaine, les organisations de conducteurs appelleraient ces derniers à se déconnecter d'Uber et à "consommer français", c'est-à-dire à se connecter sur les plateformes françaises.

Les discussions visent à améliorer la rentabilité de l'activité des chauffeurs, ce qui dépend du tarif des courses mais aussi des frais de services des plateformes. Selon un participant, l'idée de facturer le temps d'attente a été émise. C'est le cas pour les taxis.

Autre mesure qui rapprocheraient les chauffeurs VTC des taxis, les parties pourraient discuter également d'une possible fin de l'obligation de rouler en berline, car les véhicules plus petits sont plus rentables pour les chauffeurs, dit-on de même source.

L'objectif serait d'aboutir à un accord d'ici le 31 janvier 2017.

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