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Uber débourse 4,4 M$ pour avoir fait subir une 'culture du harcèlement sexuel et de représailles' à des salariés

Uber débourse 4,4 M$ pour avoir fait subir une 'culture du harcèlement sexuel et de représailles' à des salariés
© Drew Angererer/Getty Images

La Commission américaine pour l'égalité des chances en matière d'emploi (EEOC) a annoncé, ce mercredi 18 décembre, qu'Uber avait accepté de verser 4,4 millions de dollars (3,95 millions d'euros) d'indemnisation à ses victimes présumées de discrimination sexuelle. Selon un communiqué de presse, Uber a accepté d'indemniser "toute personne que l'EEOC juge victime de harcèlement sexuel et/ou de représailles connexes". L'agence n'a pas précisé dans le détail à quels incidents se rapporte l'indemnisation mais a rappelé que des poursuites avaient été engagées "après une large publicité en 2017 concernant le traitement des employées d'Uber".

En février de la même année, Susan Fowler, une ingénieure Uber, a publié un article très lu sur son blog dans lequel elle déclarait que les RH ignoraient ses plaintes au sujet d'un manager qui lui avait fait des propositions sexuelles. Selon ses dire, on lui aurait rétorqué que l'homme était considéré comme hautement qualifié et qu'il ne devrait pas être puni pour "une erreur innocente". En juin 2017, Travis Kalanick, fondateur d'Uber, a démissionné de son poste de PDG en réponse aux critiques concernant la culture interne et la mentalité de croissance à tout prix au sein de l'entreprise sous sa direction.

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Uber a également accepté de mettre en place de nouvelles mesures visant à identifier les personnes qui font l'objet de plaintes répétées pour harcèlement sexuel ainsi que les managers qui ne répondent pas rapidement aux plaintes. "L'industrie de la tech, entre autres, a souvent ignoré les allégations de harcèlement sexuel lorsqu'un harceleur présumé est considéré comme plus précieux pour l'entreprise que la personne qui l'accuse", a déclaré William Tamayo, directeur de l'EEOC. L'indemnisation des employés d'Uber met fin à une enquête de l'EEOC concluant qu'il existe des "raisons plausibles" de croire que l'entreprise "a permis une culture du harcèlement sexuel et de représailles contre les personnes qui se sont plaintes de ce type de harcèlement".

"Nous avons travaillé dur pour nous assurer que tous les employés puissent s'épanouir chez Uber en plaçant l'équité et la responsabilité au cœur de ce que nous sommes et de ce que nous faisons", a déclaré dans un communiqué Tony West, directeur juridique d'Uber. "Je suis extrêmement heureux que nous ayons pu travailler de concert avec l'EEOC pour continuer de renforcer ces efforts."

Version originale : Tyler Sonnemaker / Business Insider US. Traduit de l'anglais par Mégan Bourdon.

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