Uber devrait racheter Careem, son rival au Moyen-Orient, pour 3 Mds$

Careem, rival d'Uber, est présent dans 100 villes et 15 pays avec un million de chauffeurs. YouTube/Careem

Uber devrait signer cette semaine un accord de 3,1 milliards de dollars pour racheter son rival basé à Dubaï, Careem, ont indiqué des sources proches du dossier à Reuters, confirmant une première information de Bloomberg à la fin du mois de février. La société d'investissement du prince saoudien Al-Walid ben Talal et le groupe japonais Rakuten sont actionnaires de Careem, dont la valeur était jusqu'alors estimée à 2 milliards de dollars. Selon l'entreprise, basée à Dubaï, elle opère dans 100 villes de 15 pays du Moyen-Orient, avec un million de chauffeurs.

L'offre pourrait être officiellement annoncé ces prochains jours. Cette opération intervient au moment où Uber, dont des banquiers disent qu'elle pourrait valoir 20 milliards de dollars, finalise son processus d'introduction en bourse, attendu le mois prochain. Cet investissement serait un changement de stratégie pour Uber dans l'expansion internationale de son activité de VTC. Jusqu'alors, pour mettre fin à la rivalité et aux coûts inhérents, Uber passait des accords plutôt défensifs avec des concurrents.

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Il s'agissait, pour Didi en Chine et Grab. en Asie du Sud Est, de prendre des parts au sein de ces sociétés tout en quittant le territoire. Interrogé par nos confrères de Busines Insider US, le DG de Craeem semblait pourtant exclure la possibilité d'une acquisition lors d'un entretien le mois dernier. "Nous n'avons adressés qu'à 1 à 2 % de notre marché potentiel", disait alors Mudassir Sheikha depuis Dubaï. "Nous continuons à lever de l'argent. Nous avons assez d'argent pour financer notre business plan mais notre ambition ne cesse de croître, de sorte que nous nous engageons dans plus de projets que prévu au départ."

Ce mouvement pourrait aussi être poussé par SoftBank, actionnaire à 15% d'Uber, et connu pour avoir favorisé la consolidation du secteur des VTC en Asie. Ce rachat reste une surprise car Uber insiste depuis plusieurs mois pour dépasser son statut de mise en relation de passagers avec des chauffeurs VTC en se présentant comme une plateforme technologique plus large, capable d'agréger différents moyens de transports (VTC, vélos Jump qui arrivent bientôt en France) et services (Uber Eats). C'est ce qu'affirme depuis plusieurs mois son DG, Dara Khosrowshahi

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