Un juge vient de doucher les espoirs d'Uber qui voulait que son affrontement contre Google soit réglé en arbitrage

Le DG d'Uber, Travis Kalanick, le 26 juin 2016. REUTERS/Shu Zhang

Le juge William Alsup vient de doucher les espoirs d'Uber dans l'affrontement qui pourrait bien être le plus gros procès de la Silicon Valley à ce jour.

Google, à travers sa filiale de voitures autonomes Waymo, attaque Uber en justice pour vol de technologie.

Uber souhaitait que ce conflit soit réglé par arbitrage pour qu'aucune information confidentielle ou compromettante ne soit révélée pendant une audience publique.

Lors d'une audience devant le tribunal de San Francisco, Uber a perdu cette demande: le juge Alsup a autorisé Google à poursuivre Uber en justice devant un tribunal.

Il a également demandé au procureur des Etats-Unis d'ouvrir un dossier pour déterminer si Uber a enfreint la loi. 

L'argument d'Uber concernant l'arbitrage reposait sur le fait que Google accuse précisément un de ses anciens employés, Anthony Levandowski, d'avoir téléchargé des fichiers internes à Waymo avant de partir créer sa propre startup de voitures autonomes, Otto. Six mois après son départ, Uber a racheté Otto.

Uber s'appuyait sur le fait qu'il existait une clause d'arbitrage dans le contrat qu'avait signé Levandowski avec Google, son ancien employeur.

Mais les avocats de Google ont accusé Uber d'avoir mis en place un complot géant, d'avoir été au courant du vol de technologies depuis l'époque où Levandowski travaillait encore chez Google, et qu'Otto n'aurait été qu'une diversion.

Pour comprendre dans le détail les rebondissements de l'affrontement Uber/Google, nous avons dressé une chronologie de tous les faits antérieurs à cette audience. 

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