Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Uber, Kapten, Marcel... Vous pourriez payer votre trajet beaucoup plus cher le 6 mars

Uber, Kapten, Marcel... Vous pourriez payer votre trajet beaucoup plus cher le 6 mars
© Photo by Fred VIELCANET/Gamma-Rapho via Getty Images

Le 6 mars prochain, vous pourriez éprouver plus de difficulté à trouver un chauffeur Uber, Kapten, Marcel ou Bolt. L'Intersyndicale nationale VTC (INV) a appelé mardi 18 février les chauffeurs à se mobiliser le 6 mars en se déconnectant des applications. Si le mouvement est suivi, vous pourriez aussi pâtir financièrement de cette situation. Fonctionnant selon la règle de l'offre et la demande, ces applications ont tendance à majorer le prix dès lors que la demande excède l'offre — en cas de pluie par exemple. L'INV, qui regroupe des associations et syndicats de VTC à travers la France, invite les chauffeurs à une "extinction totale de toutes les applis" le 6 mars. "Malheureusement pour les clients, les prix pourraient être multipliés par deux, voire par trois", reconnaît auprès de Business Insider France Brahim Ben Ali qui coordonne le mouvement. Et mécaniquement, les rivaux des VTC, les taxis, devraient en profiter.

L'INV appelle également à des rassemblements d'une heure à partir de 15h30 devant les locaux d'Uber pour une "action surprise", selon un tract. Uber est en conflit depuis des mois avec des chauffeurs. Ces derniers ont mené depuis la mi-novembre des opérations de blocage de centres logistiques de la plateforme, dont celui d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis et le siège d'Uber France à Paris. Uber a d'ailleurs porté plainte auprès du procureur de la République pour des actes d'intimidation et de vandalisme suite à ces mouvements. Un changement des procédures qui entraîne une suspension d'un chauffeur en cas de refus répétés d'une course, le privant de travail, est à l'origine de ce mouvement. Les chauffeurs dénoncent également le niveau de commission prélevé par Uber, la présence de "faux chauffeurs" qui utilisent des cartes VTC usurpées, et l'absence de tarif minimum pour les courses. "C'est un métier précaire, il nous faut une protection sociale", plaide Brahim Ben Ali.

A lire aussi — Uber va obliger ses chauffeurs en France à prendre un selfie pour empêcher la fraude

Il y aurait 30 000 chauffeurs VTC en France selon les estimations des plateformes. Voici les villes françaises où sont présentes quelques-unes des applications les plus populaires, selon leurs sites officiels :

  • Uber : 20 villes (Avignon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Nice, Orléans, Paris, Reims, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulon, Toulouse, Tours);
  • Bolt : 4 villes (Paris, Lyon, Nice, Cannes);
  • Kapten : 2 villes (Lyon et Paris);
  • Marcel : Paris.

A Lyon, 120 chauffeurs Uber ont déposé le 31 janvier une requête pour requalifier leur relation contractuelle en salariat.

Le statut d'indépendant des chauffeurs VTC et livreurs à vélo liés à des plateformes est de plus en plus remis en cause en France. La plateforme de livraison de repas Deliveroo vient d'être condamnée pour travail dissimulé à la suite de la requalification du contrat de prestation de service d'un de ses coursiers en contrat de travail, une première en France.

Découvrir plus d'articles sur :