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Uber pourrait vendre sa division de véhicules autonomes à une startup dirigée par des anciens d'Uber, Tesla, et Google

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Uber pourrait vendre sa division de véhicules autonomes à une startup dirigée par des anciens d'Uber, Tesla, et Google
© Uber
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Uber cherche à se débarrasser de sa division de véhicules autonomes, Advanced Technologies Group (ATG), et la startup AV Aurora Innovation est un candidat probable pour l'acquérir, rapportait TechCrunch le 13 novembre. Des sources ont indiqué qu'Uber aurait proposé ATG à plusieurs acheteurs potentiels, dont certains constructeurs automobiles, mais que les pourparlers avec Aurora, qui auraient débuté en octobre, seraient bien engagés. "Nous ne commentons pas les rumeurs", a déclaré un porte-parole d'Aurora à Business Insider US, tandis qu'Uber n'a pas répondu à une demande de commentaires.

Malgré des objectifs ambitieux, ATG a longtemps ramé pour faire des progrès significatifs vers un véhicule totalement autonome, qui peut transporter des passagers et des marchandises de manière sûre et efficace, et perdu de l'argent en cours de route — ce qui a conduit à des spéculations ces derniers mois sur le fait qu'Uber chercherait à se débarrasser de cette division commerciale en difficulté. Selon TechCrunch, ATG faisait face à un éventuel "down round", les investisseurs envisageant de revoir à la baisse sa valorisation, qui s'élevait à 7,25 milliards de dollars (6,12 milliards d'euros) la dernière fois qu'elle a été évaluée.

Les difficultés d'ATG

Uber a lancé ATG il y a cinq ans, et dans sa courte vie, la division a été en proie à de multiples revers, gaspillant de l'argent en cours de route — Uber a rapporté 303 millions de dollars (256 millions d'euros) de pertes nettes pour "ATG et autres technologies" au cours de son troisième trimestre.

Des employés ont raconté à Business Insider US qu'un accident mortel, en 2018 à Phoenix (Etats-Unis) — le premier incident lié à un véhicule autonome à tuer un piéton — a révélé des failles dans la technologie d'ATG ainsi que de mauvaises décisions et des luttes intestines. Uber a été déclaré non responsable pénalement de l'incident, tandis que le conducteur humain de secours a été accusé d'homicide par négligence.

L'ancien chef de la division conduite autonome d'Uber, Anthony Levandowski, était également au centre d'une lutte juridique entre Uber et le groupe de conduite autonome de Google, maintenant appelé Waymo, à propos d'une technologie volée. Uber a licencié Anthony Levandowski, qui a récemment été condamné à 18 mois de prison pour vol de secrets commerciaux, en 2017, après avoir refusé de témoigner dans cette affaire.

En septembre, The Information a rapporté qu'un responsable d'ATG avait envoyé un courriel au DG d'Uber, Dara Khosrowshahi, l'avertissant des lacunes dans les projets de véhicule autonome de la société : "ATG n'a tout simplement pas réussi à évoluer et réaliser des progrès significatifs, depuis si longtemps que quelque chose doit être dit avant qu'une catastrophe nous tombe dessus".

Des investisseurs impatients

Les scandales, les luttes intestines et le manque de progrès technologique ont conduit les investisseurs à s'impatienter.

Bloomberg rapportait en septembre que deux des plus grands investisseurs d'Uber, SoftBank et Benchmark, ont exhorté Dara Khosrowshahi à repenser la stratégie d'ATG et à faire appel à davantage d'investissements extérieurs. ATG a reçu des financements de Toyota et de Denso ces dernières années.

Dans le contexte de la pandémie Covid-19, Uber a vendu plusieurs de ses projets secondaires moins fructueux, comme la startup de vélos électriques Jump, pour se recentrer sur ses activités principales, à savoir le VTC et la livraison de nourriture.

Uber n'est pas la seule entreprise à ramer pour développer une voiture autonome. L'industrie est loin d'avoir répondu aux attentes optimistes que les entreprises et les analystes avaient au cours des années 2010. Aucun constructeur automobile ne semble actuellement proche de vendre des véhicules qui peuvent fonctionner sans surveillance humaine, et seuls Waymo et Motional offrent des trajets aux clients dans des véhicules à conduite autonome... uniquement dans des zones relativement petites.

Aurora serait bien positionnée

La startup Aurora, qui a été lancé en 2016 par les principaux membres des programmes de conduite autonome d'Uber, de Google et de Tesla, est toutefois sur une trajectoire ascendante.

Plusieurs investisseurs ont déclaré à Business Insider US qu'Aurora est la startup qui a le plus de potentiel parmi les projets de conduite autonome — notamment en raison de sa solide équipe fondatrice, de sa technologie et de sa capacité à lever des fonds (l'entreprise est soutenue par de grands acteurs technologiques, automobiles et financiers, dont Amazon, Hyundai et T. Rowe Price).

Toutefois, avec seulement 765,6 millions de dollars (646,3 millions d'euros) levés, Aurora est nettement plus petite qu'ATG et devrait probablement apporter des investissements extérieurs ou permettre à Uber de conserver une partie de son capital afin de l'acquérir.

Version originale : Tyler Sonnemaker/Business Insider US

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