Le PDG d'Uber, Travis Kalanick. Chris Ratcliffe/Bloomberg via Getty Images

Un scandale de sexisme ébranle Uber depuis deux jours, après qu'une ex-ingénieure de l'entreprise a publié une longue note de blog sur son année passée chez Uber. 

Dans son billet, Susan Fowler raconte avoir été victime d'harcèlement sexuel de la part de son supérieur, avoir été ignorée par les ressources humaines, et été menacée par son supérieur pour avoir rapporté les incidents supposés.

Le DG d'Uber Travis Kalanick a rapidement réagi en promettant d'ouvrir une enquête urgente et aurait présenté des excuses à ses employés. 

Maintenant, une autre ingénieure de l'entreprise s'est aussi exprimée — non pas pour remettre en cause les accusations de Fowler, mais pour rappeler à tout le monde d'être particulièrement attentif au scandale qui se déroule actuellement, qui est un problème qui va bien au-delà du seul cas d'Uber. 

"Je pense que c'est répugnant, révoltant et horrifiant, et pourtant, je ne suis pas du tout surprise", a écrit Aimee Lucido sur son blog. "En fait, ce qui me surprend le plus, c'est de voir à quel point les autres semblent l'être." 

Aimee Lucido dit qu'une grande partie d'elle-même ne voulait plus aller au travail, sachant que les affirmations de Fowler sont uniquement la partie émergée de l'iceberg. Son post de blog rappelle néanmoins qu'Uber n'est pas seul à devoir travailler sur ce problème. 

"C'est un problème qui concerne tout le monde", a-t-elle dit. 

Lucido s'est référé à un sondage appelé "L'éléphant dans la Vallée" selon lequel 60% des femmes travaillant dans la Silicon Valley ont rapporté qu'elles avaient reçu des avances sexuelles non-souhaitées — 65% de ces femmes les ont spécifiquement reçues de la part de leur supérieur. 

"Si les gens ne prennent en compte dans cette histoire que le fait que le département des ressources humaines chez Uber doit s'améliorer, et que les directeurs sont des enfoirés, et qu'Uber a besoin de publier ses statistiques concernant la diversité, ils sont à côté de la plaque", a dit Lucido. 

Au lieu de cela, Lucido demande aux gens de continuer à parler de l'histoire de Fowler et d'écouter leurs collègues. S'ils observent quelque chose, ils devraient le dire. 

"Sans aucun doute, c'est une situation difficile, et Uber doit faire beaucoup de ménage. Mais c'était un problème la semaine dernière, et peu importe à quel point on a hurlé sur le sujet, personne n'écoutait", a affirmé Lucido. "Alors que vous êtes assis en train de lire ce post, remerciant vos bonnes étoiles car votre entreprise n'est comme ça, rappelez-vous que les contenus du post de blog de Susan étaient surprenants, précisément parce que les employés d'Uber ne pensaient pas que c'était un problème."

Version originale: Biz Carson/Business Insider

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