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Uber se sépare de 25% de ses employés en moins d'un mois face à l'effondrement des trajets en VTC

Uber se sépare de 25% de ses employés en moins d'un mois face à l'effondrement des trajets en VTC
A l'aéroport de San Francisco, le 4 mai. Avec le coronavirus, Uber et les entreprises de VTC ont été touchées de plein fouet par une forte baisse des trajets. © David Paul Morris/Bloomberg via Getty Images

C'était attendu, c'est officiel : Uber va procéder à nouvelle vague de licenciements, trois semaines après avoir annoncé a suppression de 3 700 emplois. Face à la chute des trajets en VTC un peu partout dans le monde à cause de la pandémie, la plateforme a cette fois décidé de licencier 3 000 salariés supplémentaires et de réduire drastiquement toutes les dépenses ne relevant pas de son coeur de métier. En mois d'un mois, ce sont près de 25% de ses salariés qui vont êtres licenciés.

Uber est touché de plein fouet par les mesures de restrictions des déplacements et de confinement prises par divers gouvernements pour endiguer la pandémie de Covid-19. Le groupe a vu le nombre de transports de passagers fondre de 80% en avril. Pour faire des économies, Uber va également fermer une quarantaine de bureaux dans le monde, sur plusieurs centaines au total. "Compte tenu de l'impact dramatique de la pandémie et de la nature imprévisible de toute reprise éventuelle, nous concentrons nos efforts sur nos principales plateformes de mobilité et de livraison, et redimensionnons notre entreprise pour qu'elle corresponde aux réalités de notre activité", a commenté le directeur général de la société Dara Khosrowshahi dans un message transmis à l'AFP.

L'entreprise a bien tenté de rassurer ses clients en imposant des mesures de sécurité sanitaire comme l'obligation de porter un masque dans le véhicule. Et certains chauffeurs ont installé des écrans plastiques entre les sièges avant et arrière. Mais cela ne suffit pas à convaincre les utilisateurs habituels, invités pendant plusieurs semaines à limiter les contacts avec d'autres personnes, à travailler depuis la maison et à ne pas sortir le soir.

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Réduire ses dépenses de plus d'un milliard de dollars par an

Face à cette situation, la plateforme a tout de même accéléré sa diversification, vers d'autres moyens de transporter les gens et les servir. Elle a ainsi récemment approché le service de livraison de repas à domicile concurrent d'Uber Eats aux Etats-Unis, Grubhub, pour discuter d'un éventuel rachat. Selon le Wall Street Journal, les discussions achoppent encore sur le prix de l'acquisition. Uber entend gagner des parts de marché sur les livraisons de repas et autres produits, une activité qui marche bien depuis le début du confinement.

Elle va également renforcer son partenariat avec la startup californienne spécialisée dans la location de trottinettes électriques Lime. Parallèlement, Uber va abandonner plusieurs projets considérés comme "non-essentiels". La société va notamment réduire la voilure de son laboratoire dédié à l'intelligence artificielle et son incubateur de projets. Son but est toujours le même : être soit le numéro 1, soit le numéro 2 sur un marché. C'est aussi la raison pour laquelle elle se désengage parfois d'une activité ou d'un pays.

Entre les licenciements, le report de transactions immobilières et ces choix stratégiques, Uber espère pouvoir réduire ses dépenses de plus d'un milliard de dollars par an au total. Lors de la présentation des résultats du premier trimestre, le directeur général avait affirmé que l'objectif premier de l'entreprise restait d'atteindre le plus rapidement possible la rentabilité, un but qu'il espérait atteindre initialement d'ici la fin de l'année. Uber a dû reporter cet objectif de plusieurs trimestres, mais pas, assure-t-il, de plusieurs années.

L'action du groupe bondissait de 6,4% à 34,54 dollars à Wall Street lundi, mais restait bien en dessous du prix de 45 dollars fixé pour son introduction à la Bourse de New York il y a tout juste un an, en mai 2019.

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