Uber teste un abonnement combiné pour ses VTC, Uber Eats, ses vélos et trottinettes Jump

Une livreuse Uber Eats à Gdansk, en Pologne. Pour l'instant, les tests pour un abonnements mensuel aux trois services de  l'application sont réservés aux Etats-Unis; REUTERS/Konstantinos Tountas

Uber teste actuellement un abonnement aux Etats-Unis pour moins de 25 dollars par mois, environ 23 euros, qui combine ses services de VTC, de livraison de repas Uber Eats, ses trottinettes et vélos électriques Jump, rapporte TechCrunch. En mars, le site avait le premier évoqué un abonnement illimité mais pour le seul service Uber Eats, citant un code informatique caché dans l'app Android de la filiale d'Uber. Ces tests se déroulent à Chicago et San Francisco. Uber propose différentes formules avec des réductions sur le prix des courses, la suppression des frais de livraison de repas ou des trajets en vélos gratuits.

Connu au départ pour son service de VTC — qui a d'ailleurs donné l'angliscime "Uberisation" pour parler d'un marché bousculé par un nouvel arrivant grâce à l'utilisation des nouvelles technologies— Uber se présente pourtant plus largement comme une plateforme technologique globale. Son service de livraison de repas connaît ainsi une forte croissance, la plus rapide du secteur aux Etats-Unis en 2018 selon un rapport, représentant 8,5% des revenus d'Uber au deuxième trimestre de l'année 2018. Au début du mois, Uber Eats avait déjà testé discrètement aux États-Unis une option "dine-in" pour manger sur place. À Austin, au Texas, les clients peuvent désormais choisir de "manger sur place" en plus de se faire livrer ou d'aller chercher leur commande en restaurant. 

A lire aussi — Uber Eats cède à la pression et change son logo sur le nouveau maillot de l'OM

"Nous sommes toujours à la recherche de moyens de faire d'Uber l'option à privilégier pour vos besoins quotidiens", a d'ailleurs déclaré un porte-parole d'Uber à TechCrunch. Avec un abonnement mensuel, c'est la promesse pour les très gros clients des VTC Uber et des services de livraison de repas de réduire potentiellement leurs dépenses. Mais pour l'entreprise, concurrencée aux Etats-Unis par Lyft et dans le monde par des acteurs locaux ou régionaux— en atteste son départ d'Asie du Sud-Est et la concurrence de Bolt en Europe — c'est effectivement le moyen de devenir l'application réflexe pour les besoins du quotidien. Et d'encaisser des recettes fixes.

Réserver un VTC, même dans l'appli de la SNCF, commander en chemin un repas via Uber Eats, se faire livrer en arrivant en bas de chez soi puis sortir prendre un verre en vélo Jump — avant le taxi volant — est un schéma consumériste, réservé aux urbains, téléguidé mais pas impossible. C'est en tout cas le scénario rêvé pour Uber.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : Uber offre la course aux femmes victimes d'agressions pour qu'elles portent plainte

VIDEO: Comment Instagram a permis à la coach sportive Kayla Itsines de bâtir sa communauté de 7 millions de fans