• Uber va payer un règlement moyen d'un peu moins de 34.000 dollars à chacun de ses 56 employés, actuels et anciens, impliqués dans une affaire de harcèlement sexuel.
  • La société va également payer 485 ingénieurs femmes et ingénieurs issus de minorités dans le cadre d'une action collective accusant l'entreprise de discrimination salariale. Ils recevront 11.000 dollars chacun en moyenne.
  • Le montant total des règlements s'élève à 7,2 millions de dollars.

Uber va devoir payer d'énormes sommes d'argent pour régler une affaire de harcèlement sexuel avec 56 employés, actuels et anciens, ainsi que 485 ingénieurs femmes et ingénieurs issus de minorités qui l'accusent de discrimination.

Chacun des 56 plaignants recevra 33.928,57 dollars en moyenne, ce qui représente un peu moins de 1,9 million de dollars. En outre, les 56 font partie d'un recours collectif plus vaste, composé de 485 ingénieurs femmes et ingénieurs issus de minorités qui accusent la société de discrimination salariale. Chacun de ces demandeurs recevra en moyenne 11.000 dollars chacun, soit un total d'un peu plus de 5,3 millions de dollars. En tout, la somme de ces paiements est de 7,2 millions de dollars.

Les chiffres moyens de ces règlements ont été rapportés pour la première fois par Bloomberg, citant des documents soumis à un juge fédéral à Oakland, en Californie, lundi 20 août.

Avant que les paiements puissent avoir lieu, les règlements doivent être approuvés par le tribunal, ce qui devrait arriver d'ici novembre, et les plaignants ont toujours le droit de s'y opposer.

"Nous sommes d'accord avec la déclaration du représentant des plaignants selon laquelle 'le groupe a répondu de manière extrêmement favorable au règlement' avec des montants 'justes, raisonnables et adéquats'", déclare un porte-parole d'Uber à Business Insider.

L'avocat représentant cette action de groupe ("class action"), Jahan Sagafi, déclare à la BBC qu'une fois le règlement approuvé, "nous pourrons payer les membres du groupe pour ces plaintes de discrimination et de harcèlement et commencer les trois ans d'efforts nécessaires pour surveiller la mise en œuvre des améliorations en matière de RH."

C’est le dernier chapitre d’une série d'affaires de discrimination chez Uber. La directrice des ressources humaines de la société a démissionné en juillet après qu'une enquête interne a révélé des accusations selon lesquelles elle aurait systématiquement rejeté les plaintes pour discrimination raciale.

Version originale: Isobel Asher Hamilton/Business Insider

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