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Ubisoft : nouveau départ d'un dirigeant accusé de harcèlement sexuel

Ubisoft : nouveau départ d'un dirigeant accusé de harcèlement sexuel
Les locaux d'Ubisoft à Montreuil. © Tangopaso/Wikimedia Commons

Le scandale de harcèlement sexuel continue à ébranler le géant français du jeu vidéo Ubisoft. Après le départ du numéro deux du studio, Serge Hascoët, lors d'une première vague de démissions, son vice-président en charge service éditorial, Tommy François, quitte l'éditeur, a confirmé ce lundi le groupe à l'AFP. Il était cité dans plusieurs témoignages parus dans la presse comme responsable de harcèlement et
detentative d'agression sexuelle. Selon Numerama, l'annonce a été faite aux salariés via un email interne signé par le PDG du groupe, Yves Guillemot, expliquant que Tommy François avait "quitté le groupe avec effet immédiat".

Ancien animateur de la chaîne spécialisée GameOne, Tommy François avait rejoint Ubisoft en 2006 et était vice-président du service éditorial depuis un peu plus de cinq ans. Il avait notamment été cité dans la série d'articles publiée par plusieurs médias, dont l'AFP, concernant les cas de harcèlement et agressions sexuelles dont la révélation a profondément secoué le groupe depuis près de deux mois. Depuis l'émergence des premiers témoignages fin juin, plusieurs dirigeants du groupe ont en effet été poussés vers la sortie ou ont démissionné, dont le numéro deux du groupe, Serge Hascoët, qui a quitté mi-juillet son poste de responsable de la création. Le chef du studio de Montréal ainsi que la directrice des ressources humaines du groupe ont également quitté Ubisoft.

18 000 salariés dont 22% de femmes

Ubisoft n'a pas été en mesure de garantir à ses collaborateurs un environnement de travail sûr et inclusif", avait regrettait Yves Guillemot, cité dans le communiqué annonçant leur départ. "Ce n'est pas acceptable. Tout comportement toxique est en opposition totale avec les valeurs avec lesquelles je n'ai jamais transigé et avec lesquelles je ne transigerai pas", avait affirmé le dirigeant.

L'entreprise, qui compte 18 000 salariés, dans le monde dont 22% de femmes, a lancé plusieurs enquêtes internes depuis les premières révélations et a entamé la restructuration de son service de ressources humaines, accusé d'avoir couvert certains comportements toxiques.

Lors de la présentation décalée de ses résultats trimestriels, le 22 juillet 2020, Yves Guillemot avait assuré que le groupe devait "néanmoins relever un défi très sérieux à la suite des récentes allégations et accusations de mauvaise conduite et de comportements inappropriés. Je suis déterminé à mettre en œuvre des changements profonds afin d'améliorer et renforcer notre culture d'entreprise".

En réponse aux accusations à son égard, Tommy François déclarait début juillet, par le biais de son avocat : "Nous encourageons l’ensemble des personnes qui se disent victimes de nos prétendus agissements à saisir les autorités judiciaires. De telles plaintes auraient ainsi l’avantage de permettre aux autorités de s’assurer de l’authenticité de ces allégations et de nous permettre d’y répondre et d’en démontrer la fausseté".

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