La Commission européenne échafaude un plan qui pourrait menacer 83.000 emplois dans la finance à Londres

Devant le London Stock Exchange de Londres. < ahref = "http://mediaexpress.reuters.com/detail/?id=tag%3Areuters.com%2C2017%3Anewsml_RC1DDC52D3D0%3A53597549">REUTERS/Toby Melville

La Commission européenne élabore des plans pour forcer les entreprises qui ont des activités de compensation en euro au Royaume-Uni à les déplacer en Union européenne ou à être soumises aux règles de l'UE une fois que la Grande-Bretagne aura quitté le bloc européen.

Selon le Financial Times, un projet de communiqué de la Commission est prêt à être publié cette semaine dans lequel seront présentées une série de mesures qui porteront gravement atteinte à la capacité de Londres à agir comme une plaque tournante de la compensation des dérivés en euro.

Les chambres de compensation — un terme la première fois entendu par le grand public dans l'affaire Clearstream — sont des organismes financiers qui assurent techniquement les échanges d'actions, produits dérivés ou matières premières négociés en Bourse. Elles assurent la solvabilité des acheteurs et des vendeurs.

Selon le journal, le document de la Commission stipule que "des arrangements spécifiques basés sur des critères objectifs seraient nécessaires pour que, lorsque les contreparties centrales de la chambre de compensation (CCP) jouent un rôle systémique clé pour les marchés financiers de l'UE ... ils soient soumis aux garanties prévues par le cadre juridique de l'UE."

L'acceptation du droit anglais et l'utilisation répandue de la langue anglaise ont fait de Londres une plaque tournante de l'activité de compensation à l'échelle mondiale.

Elle gère plus de 70% de l'activité quotidienne de compensation en euros, ce qui équivaut à environ 930 milliards d'euros échangés par jour, selon un rapport de 2016 de la chambre des Lords.

Depuis le vote sur le Brexit, plusieurs dirigeants européens dont François Hollande ont fait pression pour que le fonctionnement des chambres de compensation soit réalisé en zone euro et non plus à Londres.

Dans la capitale britannique, ce sont près de 83.000 personnes qui pourraient perdre leur emploi dans les sept prochaines années si la compensation disparaissait complètement de la ville, selon un rapport de EY.

Plus largement, Xavier Rolet, le DG du London Stock Exchange, a indiqué l'an dernier que le Brexit pourrait coûter 100.000 emplois.

Version originale: Will Martin/Business Insider

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