Un Boeing 737 d'Ukraine International Airlines s'est écrasé en Iran peu après le décollage

Une Boeing 737 d'Ukraine International Airlines l'aéroport de Berlin Tegel en 2013. Flickr/Aero Icarus/CC

Le crash d'un Boeing 737 d'Ukraine International Airlines ce mercredi 8 janvier à Téhéran, en Iran, a fait environ 170 victimes, selon les médias iraniens. L'avion venait de décoller en direction de Kiev. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé qu'il n'y avait aucun survivant. "Tous les passagers et l'équipage" du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines "sont morts", a écrit Volodymyr Zelensky sur sa page Facebook.

Peu auparavant, un haut responsable de la diplomatie ukrainienne, Vassyl Kyrylytch, a donné à l'AFP la même information sur l'absence de survivants. Il a déclaré que "selon des chiffres préliminaires, il y avait 168 personnes à bord" de ce vol qui devait relier la capitale iranienne à Kiev. 82 Iraniens et 63 Canadiens se trouvaient à bord, selon le chef de la diplomatie Vadym Prystaïko, cité par l'AFP.

"De toute évidence, il est impossible que des passagers" du vol PS-752 Téhéran-Kiev "soient en vie", a déclaré à l'agence semi-officielle iranienne Isna le chef du Croissant-Rouge iranien, Morteza Salimi. Selon ce responsable, 170 personnes — passagers et membres d'équipage — avaient embarqué à bord de l'appareil avant son décollage. Citant un porte-parole de l'aéroport international Imam Khomeiny de Téhéran, l'agence de presse officielle iranienne Irna a indiqué qu'il y avait 176 personnes à bord : 167 passagers et 9 membres de l'équipage.

Des "difficultés techniques" selon la télévision d'Etat

Selon Irna, 10 ambulances ont été envoyées sur place. PressTV, la télévision d'Etat en langue anglaise, a déclaré que l'avion ukrainien s'était abattu à proximité de Parand, une ville de la province de Téhéran. Le crash a vraisemblablement été causé par "des difficultés techniques", a indiqué PressTV, citant Ali Khashani, porte-parole de l'aéroport international Imam Khomeiny. "L'avion a pris feu après s'être écrasé", a affirmé cette télévision.

Le Boeing 737 a passé son dernier contrôle technique il y a deux jours, a assuré sa compagnie aérienne. "L'avion a été fabriqué en 2016, il a été reçu par la compagnie aérienne directement de l'usine (Boeing). L'avion a subi sa dernière maintenance technique régulière le 6 janvier 2020", a déclaré la compagnie Ukraine International Airlines sur Facebook précisant suspendre la liaison aérienne avec Téhéran sine die.

La télévision d'Etat iranienne a montré des images du site du crash sur lesquelles on voit des équipes de secouristes du Croissant Rouge iranien fouiller un terrain vague sur lequel des débris sont éparpillés.

Boeing, le constructeur américain de l'appareil, a réagi sur Twitter : "Nous sommes au courant des informations de presse qui viennent d'Iran et nous rassemblons davantage d'informations".

La chute de l'appareil est survenue peu après que l'Iran a tiré des missiles dans la nuit de mardi à mercredi sur des bases en Irak utilisées par des militaires américains pour venger la mort du général iranien Qassem Soleimaani. Ce général, chef de la Force Al-Qods des Gardiens de la révolution, a été tué vendredi à Bagdad par une frappe aérienne des Etats-Unis.

A la suite des tirs de missiles iraniens, l'administration fédérale américaine de l'aviation, la FAA, a annoncé qu'elle suspendait les vols des compagnies enregistrées aux Etats-Unis au-dessus de l'Irak, de l'Iran et du Golfe.

Dans un communiqué, la FAA a déclaré avoir adopté "des restrictions de vol qui interdisent aux opérateurs de l'aviation civile américaine d'opérer dans l'espace aérien au-dessus de l'Irak, de l'Iran et des eaux du Golfe persique et du Golfe d'Oman". "La FAA continuera à surveiller de près les événements au Moyen-Orient", ajoute le communiqué.

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