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Un constructeur français de navires militaires veut s’immiscer dans la reprise des chantiers navals de Saint-Nazaire

Un constructeur français de navires militaires veut s’immiscer dans la reprise des chantiers navals de Saint-Nazaire
© Le palace flottant "MSC Preziosa" prêt à être livré par les chantiers STX France à Saint-Nazaire. Wikimedia Commons/Loïc LLH

Le groupe italien Fincantieri, leader européen de la construction navale, a été confirmé mardi par la justice sud-coréenne pour la reprise des chantiers STX de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique (44).

Les chantiers français sont détenus à 66% par le sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding.

Fincantieri, propriété de la caisse des dépôts et consignations italienne, un organisme public, à plus de 70%, était la seule à avoir déposé une offre de reprise.

Les chantiers de Saint-Nazaire construisent des navires de croisière très rentables avec l'explosion du marché.

Mais le groupe public français DCNS, spécialisé dans la construction navale militaire, veut pouvoir accéder à leurs infrastructures pour la construction de grands navires tels que porte-avions, pétroliers ravitailleurs ou porte-hélicoptères.

"Nous discutons avec tout le monde. Nous allons continuer avec Fincantieri", a dit à Reuters un porte-parole de DCNS. "Nous avons des intérêts stratégiques à préserver."

Il a cependant refusé de dire comment DCNS, dont l'Etat est actionnaire à 62%, pourrait participer au montage final, se bornant à rappeler que les chantiers navals militaires français ont déjà une longue histoire de coopération avec Fincantieri.

La France a en effet développé et construit en partenariat avec ce groupe italien les frégates de défense aérienne de classe Horizon et les frégates multimissions FREMM.

Mais Fincantieri a récemment signé un contrat de 4 milliards d'euros avec le Qatar portant sur sept bateaux. DCNS espérait décrocher ce marché.

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue est attendu mercredi à Saint-Nazaire, où il rencontrera les syndicats de l'entreprise. Ce dernier avait averti que l'Etat français utiliserait "tous les leviers dont il dispose" pour défendre ses intérêts.

L'Etat français n'entend pas baisser sa participation d'un tiers au capital de STX France.

STX France emploie à Saint-Nazaire quelque 2.400 salariés, hors intérimaires et sous-traitants.

Business Insider
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