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Un débat à l'Assemblée nationale expose une pratique douteuse sur la rémunération de certains collaborateurs

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Un débat à l'Assemblée nationale expose une pratique douteuse sur la rémunération de certains collaborateurs
© Wikimedia Commons/Yaumguigui

Les lobbies ne se contentent pas de rencontrer des députés. Ils paient aussi certains de leurs collaborateurs.

C'est une déclaration, passée inaperçue, faite la semaine dernière par un député français.

Lors de l'examen en séance publique du projet de loi Sapin 2, baptisée adroitement transparence lutte contre la corruption et modernisation de la vie économique, le député de la Marne Charles de Courson (UDI) a lâché une petite bombe à la faveur d'un amendement — non adopté — : des collaborateurs parlementaires seraient payés par des lobbies privés.

" Ce modeste amendement vise à interdire la rémunération des collaborateurs d’élus par des représentants d’intérêts. Il ne faut pas mélanger les genres, bien que de tels cas existent, hélas ! En termes clairs, un assistant parlementaire ne peut pas être rémunéré par l’Assemblée nationale d’un côté et par des lobbies de l’autre."

Défavorable à cet amendement, n'entrant pas dans le champ du texte étudié, le rapporteur (PS) Sébastien Denaja a reconnu qu'il ne comprenait pas "qu’un collaborateur d’élu soit payé par un lobby."

Dans les faits, la pratique est rare. Elle s'expliquerait par la précarité des postes, du temps partiel ou le niveau de rémunérations de certains collaborateurs.

Au moment de la publication de cet article, le déontologue de l'Assemblée nationale n'avait pas répondu à notre demande pour connaître le nombre de personnes concernées.

En tout cas, le contrat de travail des collaborateurs de députés ne stipule pas de clause interdisant d'être employé dans un cabinet ou une agence de conseil par exemple.

Lire aussi : Une liste détaille désormais l'influence des lobbies sur le Parlement français

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