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Un fabricant de machines à voter estime que la procédure n'est pas assez sécurisée

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Un fabricant de machines à voter estime que la procédure n'est pas assez sécurisée
© L'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, en train de voter sur une machine en 2012.

Est-il possible de truquer les résultats d'une élection en piratant les machines à voter ? Le débat est sensible aux Etats-Unis où le vote électronique est très populaire. Et jusqu'ici les fabricants de machines à voter faisaient la sourde oreille face aux alertes de certains hackers sur la vulnérabilité de leurs systèmes. Mais pour la première fois, l'un d'entre eux s'est exprimé publiquement pour demander au Congrès américain d'adopter une loi afin d'obliger les entreprises à soumettre leurs appareils à des tests de sécurité, comme le rapporte Gizmodo.

L'an dernier, des pirates informatiques s'étaient réunis lors d'une conférence à Las Vegas (Etats-Unis) pour tester la sécurité des machines à voter. À travers leurs expériences, ils avaient réussi à mettre en lumière les failles des engins. Mais leurs résultats avaient alors été fortement critiqués par les fabricants de machines à voter. Tom Burt, DG de Election Systems & Software (ES&S), l'un des principaux acteurs du secteur, avait estimé que la menace contre les machines était minime et qu'il était "fortement improbable" qu'un piratage se produise dans les conditions réelles d'un scrutin. Mais le patron de ES&S vient d'opérer un changement à 180 degrés en publiant, cette semaine, une tribune dans le journal politique Roll Call dans laquelle il plaide en faveur d'une loi qui "obligerait tous les fournisseurs à soumettre leurs machines à voter et leurs programmes informatiques à des tests de sécurité plus rigoureux, effectués par des chercheurs qualifiés et renommés".

Pour Tom Burt, la meilleure solution pour lutter contre toute ingérence lors d'un scrutin réside dans la trace écrite du vote. Cela aurait deux vertus : permettre à l'électeur de vérifier instantanément l'exactitude de son vote et donner "la possibilité aux administrations d'effectuer des vérifications post-électorales". Dans cette logique, Tom Burt a annoncé que son entreprise ne commercialiserait plus de machine à voter qui ne laisserait pas de trace écrite.

"Si le Congrès peut adopter une loi qui exige un registre sur papier pour chaque électeur et établit un programme de tests de sécurité obligatoire pour les fabricants de machines à voter, la confiance du grand public dans le processus de vote pourra être rétablie. Et ce n'est pas seulement une bonne chose, c'est essentiel pour l'avenir de l'Amérique", écrit Tom Burt.

Si la tribune a été bien accueilli par les hackers et les chercheurs en cybersécurité, il est peu probable que le souhait de Tom Burt soit suivi d'actes concrets de la part du Congrès américain. Le leader républicain de la majorité sénatoriale, Mitch McConnell, est opposé à une telle mesure.

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