Un livreur Deliveroo. Flickr

Un livreur Deliveroo. Flickr

Le service de livraison de repas à domicile Deliveroo a levé l'été dernier 275 millions de dollars auprès de Bridgepont, General Catalyst et ses investisseurs historiques.

Ce soutien financier massif obtenu par la startup britannique reste à trouver sur le marché de la foodtech en France.

Dans le monde, 38 milliards de dollars ont été dépensés en trois ans dans la foodtech par plus de 1000 investisseurs (VC et introductions en bourse), a précisé l'accélérateur ShakeUp Factory lors d'un événement organisé sur le sujet cette semaine par le Hub Bpifrance.

La part des fonds investis en France est infinitésimale : 0,45 %.

La France représente 8% du PIB agroalimentaire mondial. Mais le pays revendiqué de la gastronomie a bien du du mal à mobiliser les investissements dans ses jeunes entreprises.

Pour Pierre-Yves Meerschman, cofondateur du nouveau fonds Daphni, l'explication principale réside dans la maturité du marché qui offrait peu de garanties financières jusqu'à maintenant.

"Les Français avaient cette schizophrénie entre manger mieux mais pas 20% plus cher. Le prix faisait souvent l'arbitrage sur la qualité. C'est en train d'évoluer. Ça donne quelque chose de compatible avec une thèse d'investissement. Un investisseur cherche à comprendre comment fonctionnent les usages des consommateurs et comment on peut créer de la valeur. Ce schéma était compliqué à appréhender il y a quelques années ."

Au rang des exemples français, les observateurs interrogés citent Wynd (30 millions d'euros levés),  Frichti (12 millions) et Alkemics  (20 millions) ayant réussi ce passage obligé.

ShakeUp Factory a recensé 3500 startups internationales utilisant la technologie au service de l'agroalimentaire, la livraison de repas, la restauration, etc. 

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