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Un petit pays européen qui a connu une grave crise financière dit que l’euro est sa 'seule option réaliste'

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Un petit pays européen qui a connu une grave crise financière dit que l’euro est sa 'seule option réaliste'
© REUTERS/Stoyan Nenov
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Alors que le Royaume-Uni a officiellement enclenché la semaine dernière le processus de sortie de l'UE, un autre pays européen réfléchit au contraire à un rapprochement avec l'euro.

L'Islande a annoncé ce week-end envisager d'arrimer sa devise à la monnaie de référence qu'est l'euro, pour écarter tout risque de surchauffe de son économie, qui a remonté la pente après la crise financière sans précédent de 2008.

Dans un courrier adressé samedi 1er avril 2017 à Reuters, le ministre des Finances islandais Benedikt Johannesson a écrit que l'euro était "la seule option réaliste". Le comité chargé d'évaluer la politique monétaire du pays avait proposé de lier la couronne islandaise à une monnaie de référence, le dollar, la livre sterling ou l'euro.

Dans le Financial Times, Benedikt Johannesson a expliqué ce choix de l'euro, qui pourrait avoir des répercussions positives pour l'UE:

"Si vous voulez arrimer votre devise à une monnaie, il faut le faire avec une monnaie où vous faites des affaires. Une fois que vous avez choisi votre monnaie, cela va aussi changer votre avenir. Vous ferez plus d'affaires avec cette région."

Le ministre des Finances islandais a ainsi donné l'exemple du Danemark qui fait plus d'affaires avec l'Allemagne, depuis que le pays a arrimé sa devise au Deutsche Mark puis à l'euro.

Le parti Renaissance dont fait partie Benedikt Johannesson souhaite aussi relancer la candidature d'adhésion de l'Islande dans l'UE.

Le pays avait présenté sa candidature pour intégrer l'UE en 2009. Cette candidature avait été approuvée par l'UE mais gelée en 2013 suite aux élections législatives islandaises remportées par les deux partis d'opposition de centre-droit, et finalement, officiellement retirée en 2015.

Presque 10 ans après la crise financière de 2008, marquée par l'effondrement du système bancaire, l'Islande renaît de ses cendres avec un taux de croissance de 7,2% enregistrée en 2016, boostée notamment par le tourisme et le dynamisme de sa capitale Reykjavik.

Cité par le Financial Times, le ministre des Finances islandais a souligné l'importance pour son pays de stabiliser sa monnaie:

"Est-ce que le status quo est intenable? Oui. Tout le monde est d'accord là-dessus. Nous aimerions avoir une politique qui stabilisera la monnaie. Ce n'est pas bon quand une devise fluctue de 10% durant les deux mois depuis que nous sommes au pouvoir."

En effet, l'appréciation de quelque 15% de la couronne islandaise fait craindre un emballement de l'économie susceptible de ruiner les efforts de redressement entrepris depuis la crise financière de 2008.

La semaine dernière, le pays de 332.000 habitants a d'ailleurs levé les dernières mesures de contrôle des changes, ce qui met fin à plus de huit années de restrictions mises en place après l'effondrement des banques pendant la crise de 2008.

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