Une étude controversée assure que l'univers pourrait finalement ne pas s'étendre à l'infini

Collaboration Planck/ESA

Les astronomes ont observé l'univers depuis des années et ont mis au point des modèles cosmologiques concernant notre galaxie. Les données ont jusqu'à présent suggéré que notre galaxie a une forme plate. Mais une équipe internationale d'astronomes dirigée par Eleonora Di Valentino de l'Université de Manchester (Royaume-Uni) affirme dans une étude publiée ce lundi 4 novembre 2019 que l'univers aurait une forme courbée et fermée à l'image d'une sphère gonflable. Les chercheurs se sont basés sur des données recueillies par le satellite Planck de l'Agence spatiale européenne (ESA). 

Dans le scénario de l'univers plat, si vous envoyez des faisceaux de photons dans le vide, ils se déplaceraient en ligne droite et resteraient parallèles sans jamais se toucher, précise le site ScienceAlert. De plus, cela signifie que l'univers n'a pas de limite et peut s'étendre continuellement. En revanche, si l'univers a une forme courbée et fermée, ces faisceaux finiraient par revenir au point de départ en croisant d'autres faisceaux et l'expansion de l'univers finirait par s'arrêter. Eleonora Di Valentino de l'Université de Manchester au Royaume-Uni a estimé que ces nouvelles données pourraient être à l'origine d'une "crise cosmologique", qui appelle à "repenser radicalement le modèle actuel de concordance cosmologique".

"La théorie selon laquelle l'univers serait plat pourrait masquer une crise cosmologique où des propriétés différentes de l'univers se contrediraient les unes les autres", ont indiqué les astrophysiciens de l'étude, estimant que l'hypothèse d'un univers à la forme courbée et fermée serait 41 fois plus probable que celui d'un univers plat. Les auteurs de l'étude publiée dans la revue Nature Astronomy ont trouvé des indices de la courbure de l'univers, en se focalisant sur la façon dont la gravité déforme plus fortement le chemin de la plus ancienne lumière de l'univers — le rayonnement laissé par le Big Bang — qu'elle ne le devrait.

Cette nouvelle hypothèse est loin de faire consensus au sein de la communauté scientifique. En effet, une autre étude — qui n'a pas encore été approuvée par un comité de relecture de pairs — suggère que les données utilisées par Eleonora Di Valentino et ses collègues constituent tout simplement une anomalie. Eleonora Di Valentino et les autres auteurs de l'étude principale ont eux-même estimé que "de nouvelles mesures sont nécessaires pour clarifier si les discordances observées sont dues à une systématique non détectée, à une nouvelle physique ou simplement à une fluctuation statistique".

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