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Une étude montre la différence dans l'utilisation de Tinder entre hommes et femmes

Une étude montre la différence dans l'utilisation de Tinder entre hommes et femmes
De nombreuses applications de rencontre ont observé un allongement des temps de conversation depuis le début de la pandémie de coronavirus. © LightRocket/Getty Images

Alors que la distanciation sociale devient la norme pendant la pandémie de coronavirus, de plus en plus de gens se tournent vers les applications de rencontre pour trouver l'amour. Match Group, le propriétaire de sites de rencontres tels que Tinder, OkCupid, Handy et Match.com, a observé que les gens ont des conversations beaucoup plus longues sur les applications pendant la pandémie, rapporte MarketWatch. Bumble, une application de rencontre concurrente, a également constaté une augmentation de 21 % de l'utilisation.

Et si vous souhaitez obtenir un rendez-vous virtuel, il est important de savoir comment vos partenaires potentiels utilisent ces applications — et cela varie souvent en fonction du sexe. Un groupe de scientifiques issus de la Queen Mary University de Londres, de l'université Sapienza de Rome et du Royal Ottawa Health Care Group a étudié le comportement des utilisateurs de Tinder et a découvert que les femmes ne sélectionnent généralement que les hommes qui les intéressent sérieusement, alors que les hommes sont moins difficiles. Cela conduit finalement à une expérience frustrante pour tout le monde.

Pour cette étude, les scientifiques ont créé 14 faux profils d'utilisateurs de Tinder, hommes et femmes, et les ont déployés à New York et à Londres. Les faux utilisateurs ont "liké" tout le monde — des milliers de personnes — dans un rayon de 150 km. Les chercheurs s'intéressaient plus particulièrement au nombre de personnes "aimant" chaque profil (ou au nombre de "matchs", c'est à dire de "likes" ou "j'aime" réciproques) et au nombre de messages qu'elles recevraient des utilisateurs avec lesquels elles auraient "matché".

Des différences marquées entre femmes et hommes

Les résultats ont montré des différences marquées : les "faux hommes" n'avaient matché avec d'autres personnes que dans 0,6 % des cas. Les "fausses femmes", en revanche, ont matché dans 10,5 % des cas. Il est intéressant de noter que la plupart des "matchs" provenaient d'hommes, ce qui suggère que les hommes homosexuels sont plus enclins à "liker" que les femmes hétérosexuelles.

En ce qui concerne les messages, seuls 7 % des des hommes ont envoyé un message, contre 21 % pour les femmes.

En d'autres termes, les hommes ne sont pas aussi exigeants quant à la personne qu'ils sélectionnent, mais ils sont rarement assez investis pour envoyer un message. En revanche, les femmes ne donnent un "like" que lorsqu'elles sont vraiment intéressées par quelqu'un.

Les chercheurs disent qu'il pourrait y avoir une "boucle de rétroaction". Voici leur explication : "Les hommes voient qu'ils sont assortis à peu de personnes, et deviennent donc encore moins sélectifs : les femmes, en revanche, remarquent qu'elles plaisent à la plupart des hommes, et deviennent donc encore plus sélectives".

En fait, plusieurs utilisateurs de Tinder l'ont dit aux chercheurs dans une autre enquête. Jusqu'à 80 % des utilisateurs masculins qui ont admis "simplement apprécier " la plupart des profils ont déclaré qu'ils donnaient pourtant un "like" à plus de la moitié des femmes — probablement parce qu'ils "matchent" rarement.

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D'autres applications de rencontre promettent d'endiguer ce cercle vicieux : Bumble, par exemple, ne permet qu'aux femmes d'envoyer un message aux hommes qui les intéressent. L'inverse n'est pas possible. Les recherches suggèrent que les femmes peuvent être plus exigeantes simplement en raison des normes sociales, qui veulent que les hommes prennent l'initiative du contact. Dans une étude sur les speed dating, où les femmes abordent autant les hommes que l'inverse, les différences de sélection entre les sexes ont disparu. Pendant ce temps, sur OKCupid, où les hommes et les femmes peuvent s'envoyer des messages, les femmes sont avantagées lorsqu'elles envoient un message aux hommes au lieu d'attendre d'en recevoir un.

Autre conclusion intéressante de cette nouvelle étude : les chercheurs affirment que la plupart des activités de Tinder ont lieu vers 9 heures et 18 heures, c'est-à-dire à des heures régulières de déplacement. Pour certains, Tinder est donc peut-être plus un jeu qu'une chose sérieuse — juste une façon de passer le temps et peut-être d'en tirer quelque chose.

Version originale : Shana Lebowitz et Mr. Tatyana Bellamy Walker/ Business Insider Prime

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