Une pièce défectueuse a été repérée sur les ailes de Boeing 737 Max

Un Boeing 737 Max en construction dans l'usine de Renton (Washington), aux Etats-Unis. LINDSEY WASSON/REUTERS

C'est une nouvelle information qui risque de plonger encore un peu plus Boeing dans l'embarras. Depuis mi-mars, l'avionneur américain traverse une crise sans précédent et, partout dans le monde, tous ses appareils 737 Max sont cloués au sol. La sécurité sur ce modèle a en effet été fortement remise en question après les crashs de deux avions, en octobre 2018 et mars 2019, dans des circonstances similaires. Ces tragédies ont coûté la vie à, respectivement, 189 et 157 personnes. Le système anti-décrochage de l'appareil (MCAS) a été pointé du doigt.

Ce dimanche 2 juin, la Federal Aviation Administration (FAA), qui doit faire la lumière sur ces crashs de Boeing 737 Max en Indonésie et en Ethiopie, a fait part d'une nouvelle découverte : une pièce des Boeing 737 Max et NG pourrait présenter des défauts de fabrication. Selon l'agence américaine chargée de contrôler l'aviation civile, 148 glissières de becs de bord d'attaque, fabriquées par un sous-traitant de Boeing, pourraient être dans ce cas, ce qui concernerait 133 modèles NG et 179 modèles Max.

La FAA précise qu'une rupture complète de la pièce en question n'entraînerait pas d'accident, mais pourrait causer des dommages en vol. Les becs de bord d'attaque sont des panneaux mobiles situés à l'avant des ailes qui en augmente la portance et diminue la vitesse de décrochage, ce qui permet de raccourcir les décollages et les atterrissages.

Dans un communiqué publié après l'annonce de la FAA, Boeing dit n'avoir été informé d'aucun problème liés à ces pièces sur des appareils en service. L'avionneur indique avoir identifié une vingtaine de 737 Max susceptibles de comporter les pièces défectueuses et que les compagnies aériennes allaient en examiner 159 autres.

Vingt-et-un 737 NG - la troisième génération de 737 qui est entrée en service en 1997 - ont été identifiés comme étant susceptibles de posséder ces pièces défectueuses, précise Boeing, qui a conseillé aux compagnies aériennes de vérifier 112 autres appareils.

Fin avril, un mois après l'immobilisation de sa flotte de 737 Max, Boeing avait publié ses résultats financiers. Le groupe de Chicago avait alors fait état d'un chiffre d'affaires et d'un flux de trésorerie, au premier trimestre, nettement inférieurs aux prévisions, et avait indiqué une hausse d'un milliard de dollars (894 millions d'euros) de ses coûts. Avec cette nouvelle révélation, la facture pourrait encore grimper.

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