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Une sonde solaire de la NASA découvre une émission radio naturelle dans l'atmosphère de Vénus

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Une sonde solaire de la NASA découvre une émission radio naturelle dans l'atmosphère de Vénus
La haute atmosphère de Vénus varie en fonction du cycle solaire. © NASA/Johns Hopkins APL/Naval Research Laboratory/Guillermo Stenborg and Brendan Gallagher

Vénus est loin d'avoir livré tous ses secrets, mais la sonde solaire Parker de la NASA a récemment contribué à en améliorer la connaissance, en captant "la première mesure directe de l'atmosphère" depuis près de 30 ans. Lors de son passage à proximité de la planète, la sonde a détecté un signal radio naturel de basse fréquence, indiquant qu'elle avait traversé la haute atmosphère de Vénus.

Les données sont issues d'un survol effectué le 11 juillet 2020, lorsque Parker était la plus proche de Vénus, passant à 833 km au-dessus de la surface de la planète. Le signal a été détecté par l'instrument FIELDS, qui mesure les champs électriques et magnétiques dans l'atmosphère du Soleil. Une étude, publiée dans la revue Geophysical research letters, indique que cette découverte "confirme la théorie selon laquelle l'ionosphère de Vénus varie considérablement au cours du cycle solaire de 11 ans".

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Vénus et la Terre, de fausses jumelles

Cette étude est un indice supplémentaire permettant de comprendre "comment et pourquoi Vénus et la Terre sont si différentes", explique la NASA. Malgré certaines caractéristiques communes — toutes deux telluriques, elles sont de taille et de structure semblables et nées de processus similaires, mais Vénus est dépourvue de champ magnétique et la température à sa surface dépasse les 450°. L'étude de Vénus, "aussi inhospitalière soit-elle, aide les scientifiques à comprendre comment ces jumelles ont évolué et ce qui rend les planètes semblables à la Terre habitable ou non", explique l'agence spatiale américaine.

Il s'agit à présent de comprendre comment Vénus "réagit" au Soleil, car son ionosphère s'amincit lorsque s'approche le minimum solaire — ce qui constitue une piste pour déterminer "comment Vénus, autrefois si semblable à la Terre, est devenue le monde d'air brûlant et toxique qu'elle est aujourd'hui".

La sonde solaire Parker de la NASA a été lancée en 2018, afin d'étudier le Soleil, en s'en approchant le plus possible. L'objectif est d'effectuer un total de 24 "boucles" de plus en plus proches du Soleil d'ici 2025. Lors de sa 8ème orbite, la sonde a battu ses propres records : celui de la vitesse, soit 532 000 km/h, mais aussi celui de sa proximité avec l'étoile solaire, car elle s'est approchée à 10,4 millions de kilomètre de sa surface.

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