Une technologie française de reconnaissance faciale échoue à reconnaître le moindre visage parmi 900 000 véhicules qui passent chaque jour à New York

Embouteillages à New York. Flickr/Clemens v. Vogelsang

Ce devait être un test fiable pour identifier les contrevenants à New York grâce à la reconnaissance faciale. Mais un an après, c'est un échec français. La technologie de l'entreprise Idemia, née du rapprochement de Morpho, filiale de Safran, avec Oberthur Technologies, n'a pas été en mesure de reconnaître le moindre visage parmi les 900 000 véhicules qui passent chaque jour le pont Robert F. Kennedy, qui relie Manhattan au Queen's et au Bronx, révèle le Wall Street Journal.

Le quotidien de la finance cite un mail de l'entreprise chargée des transports publics new yorkais — Metropolitan Transportation Authority (MTA) — qui indique "qu'aucun visage n'a été identifié dans des paramètres acceptables". Interrogé par le Wall Street Journal, un porte-parole de la MTA précise que l'expérimentation annoncée à l'été 2018 se poursuivra malgré tout. Idemia, qui aurait vendu le logiciel 25 000 dollars, n'a pas répondu aux questions du journal. A ce stade, aucune explication claire sur les raisons de cette faille n'a été formulée.

Etats et entreprises commencent à s'emparer de la reconnaissance faciale, même si cela soulève de nombreuses oppositions sur la protection de la vie privée. Si Apple propose cette technologie pour déverrouiller son iPhone ou Aéroports de Paris pour éviter les files d'attente, le Japon compte l'utiliser pour contrôler les 300 000 athlètes pendant les Jeux Olympiques de 2020 tandis que la Chine a déjà largement étendu son application. Plusieurs régions scannent ainsi l'intégralité de la population du pays en une seconde pour traquer et arrêter des personnes.

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Sur son site internet, Idemia avance que sa solution d'identification faciale "permet aux enquêteurs, analystes et détectives dûment formés de résoudre des crimes grâce à la recherche automatique des visages et au suivi de photos ou de vidéos". Pour ce faire, elle compare différentes photos et vidéos à une base de données, même à partir de plusieurs vues partielles.

Née de la fusion de Morpho, filiale de Safran, avec Oberthur Technologies, Idemia officie sur les marchés de l'identification, de l'authentification et de la sécurité des données. Mais surtout des cartes de paiement : avec Gemalto, elles se partagent la grande majorité du marché mondial des encarteurs. Idemia réalise environ 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

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