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Une ville tchèque va créer une 'coronamonnaie' pour relancer son économie

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Une ville tchèque va créer une 'coronamonnaie' pour relancer son économie
La ville de Kijov, dans le sud-est de la République tchèque. © palickap/Wikimedia Commons/CC
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En République tchèque comme en France, la crise du Covid pèse sur les commerçants. Pour les soutenir, une ville du pays va lancer sa propre monnaie, le corrent, a annoncé mardi 5 janvier l'auteur du projet. Grâce à ce programme — dont le nom est une fusion des mots coronavirus et currency (monnaie en anglais) — les habitants de Kijov (sud-est) se verront distribuer de l'argent à dépenser dans les commerces locaux, les restaurants ou les cinémas.

"Le projet vient de la nécessité d'aider une économie à court de liquidités", explique l'économiste Pepe Rafaj, qui l'a conçu lors de sa quarantaine, en mars. Lors du projet pilote, 2.000 volontaires vont ainsi recevoir chacun 400 corrents, l'équivalent de 400 couronnes tchèques (15 euros) à dépenser dans les points de vente qui y ont souscrit. Pour chaque achat, les clients payeront la moitié de la somme en corrents et l'autre en couronnes.

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"Chaque citoyen aura son portefeuille électronique. Le commerçant utilisera un site internet pour y inscrire le code du citoyen et déduire la somme en corrents", détaille Pepe Rafaj à l'AFP.

L'intention est d'amener les gens à dépenser de l'argent et augmenter les revenus des commerçants locaux, et donc les revenus fiscaux pour l'État. Les commerces internationaux ne sont pas concernés par le programme. Un donateur privé a contribué à l'essai en déboursant 800.000 couronnes mais, selon Pepe Rafaj, à l'avenir, le projet pourrait aussi être financé par l'État ou des fonds européens.

L'adjoint au maire de Kyjov, Daniel Cmelik, a salué le projet qui, a-t-il déclaré à l'AFP, "cible les entreprises locales, et soutient également les entrepreneurs et les résidents locaux".

Selon Pepe Rafaj, le lancement du projet prévu pour le 11 janvier devra cependant être reporté car la plupart des magasins, les restaurants et les salles de cinéma ont été fermés, pour la troisième fois depuis le début de l'épidémie. "Nous avons dû abandonner le 11 janvier. Mais nous sommes prêts à démarrer dans les deux jours après la réouverture", a-t-il déclaré.

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