Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le 25 novembre 2018. Reuters/Dylan Martinez

La Commission européenne a présenté mercredi 5 décembre 2018 son plan de lutte contre la désinformation et les "fake news", notamment dans la perspective des élections européennes de mai prochain.

Elle propose de consacrer plus de fonds à la lutte contre cette désinformation sur internet, de créer un système d'alerte rapide et de surveiller la mise en oeuvre du code de bonnes pratiques signé par les plateformes en ligne.

Ce plan de la Commission, qui doit être approuvé par les dirigeants de l'UE, vise notamment à contrer ce que Washington, Bruxelles et l'Otan présentent comme les tentatives de la Russie de saper les fondements des démocraties occidentales par des campagnes de désinformation.

"Nous avons été témoins de tentatives de parasitage d'élections et de référendums, et les preuves désignent la Russie comme première source de ces campagnes", affirme Andrus Ansip, vice-président de la Commission chargé du marché unique numérique.

"Pour répondre à ces menaces, nous proposons d'améliorer la coordination avec les Etats membres grâce à un système d'alerte rapide, de renforcer nos équipes chargées de dénoncer la désinformation, d'accroître le soutien accordé aux médias et aux chercheurs et de demander aux plateformes en ligne de respecter leurs engagements. La lutte contre la désinformation exige un effort collectif", a-t-il ajouté.

Avant les élections au Parlement européen, la Commission souhaite que les géants de la tech comme Facebook et Google acceptent d'intensifier leurs efforts pour éliminer les contenus trompeurs ou illégaux.

Elle veut que soient clairement identifiés les messages qui sont automatiquement diffusés sur internet par des machines ("bots").

La Commission prévoit de consacrer en 2019 5 millions d'euros — contre 1,9 million en 2018 — à la lutte contre la désinformation.

Selon l'Otan et l'UE, la Russie consacre actuellement des milliards d'euros à des campagnes de désinformation.

Bruxelles veut aussi créer "un système spécifique d'alerte rapide" entre les institutions de l'UE et les Etats membres afin de faciliter le partage des données et des analyses des campagnes de désinformation, et signaler les menaces de désinformation "en temps réel".

Facebook a affirmé l'an dernier que des Russes utilisant des pseudonymes s'étaient servis du réseau social pour tenter d'influencer des électeurs américains à l'occasion du scrutin présidentiel de 2016

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