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Vincent Bolloré a été placé en garde à vue pour ses activités en Afrique

Vincent Bolloré a été placé en garde à vue pour ses activités en Afrique
© Vincent Bolloré présente le lancement de Bluecongo. YouTube/Bolloré Transport & Logistics

Le journal Le Monde a révélé ce mardi 24 avril 2018 que Vincent Bolloré a été placé en garde à vue dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour "corruption d'agents publics étrangers" en Guinée et au Togo.

Selon les informations du Monde, l'affaire concerne les conditions d'obtention en 2010 de deux des 16 terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré en Afrique, l'un se trouve à Lomé, au Togo, l'autre à Conakry, en Guinée.

Le cours de Bourse de Bolloré a plongé sur cette information, l'action perdant plus de 4% dans la demi-heure qui a suivi les révélations du Monde.

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Les dirigeants du groupe sont soupçonnés d'avoir facilité l'arrivée au pouvoir du dirigeant Alpha Condé, aujourd'hui président de la Guinée depuis 2010, en assurant des missions de conseil et de communication sous-facturées — via sa filiale Havas — pour la campagne électorale du candidat Condé.

En contrepartie, l'homme politique guinéen aurait permis l'obtention par le groupe Bolloré des concessions portuaires de Conakry et de Lomé.

Suite à son long exil à Paris, Alpha Condé s'est lié d'amitié avec l'ancien ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner et avec le milliardaire breton, Vincent Bolloré.

Interrogé par Le Monde en 2016 sur l'obtention en 2011 de la concession du port en Guinée par Bolloré, le président guinéen avait répondu:

"Bolloré remplissait toutes les conditions d'appels d’offres. C'est un ami, je privilégie les amis. Et alors?"

Olivier Baratelli, l'avocat de Vincent Bolloré, a confirmé à Reuters qu'une audition était en effet en cours.

Mais dans un communiqué, le groupe Bolloré "dément formellement que sa filiale de l'époque SDV Afrique ait commis des irrégularités", ajoutant que "les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence".

Selon le groupe, "les concessions obtenues au Togo l'ont été en 2001, bien avant l'entrée du groupe dans Havas et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du n°1 (le Groupe étant arrivé en seconde position à cet appel d'offres), défaillance constatée avant l'élection du Président."

En réaction à l'audition de Vincent Bolloré à Nanterre (Hauts-de-Seine), le porte-parole du gouvernement guinéen, Damantang Albert Camara, a indiqué que la concession accordé au groupe pour le port de Conakry était strictement conforme à la loi.

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