Vivendi signe la plus forte hausse du CAC 40 ce mardi 31 juillet 2018 à la Bourse de Paris après la publication de résultats semestriels supérieurs aux attentes et l'annonce saluée du projet de cession partielle d'Universal Music Group (UMG).

A 10h30, heure de Paris, l'action du groupe de médias et de divertissement grimpait de plus de 4,80% à 22,43 euros, quand le CAC 40 était stable au même moment.

Vivendi grimpe en bourse après que le groupe de Vincent Bolloré annonce un virage stratégique

Capture d'écran action Vivendi, le 31 juillet 2018, à 10h30. Investing.com.

Vivendi a fait état lundi soir d'un bénéfice opérationnel ajusté (Ebita) en hausse de 31,6% en données organiques au premier semestre à 542 millions d'euros et d'une hausse de 4% de son chiffre d'affaires sur la période.

Si le groupe dirigé par l'homme d'affaires Vincent Bolloré a annoncé l'acquisition de la maison d'édition Editis à l'espagnol Grupo Planeta pour 900 millions d'euros — saluée par les analystes de Liberum pour le fait qu'elle "entre parfaitement dans la stratégie de créer un groupe intégré de contenus et de médias" — c'est surtout le virage stratégique pris avec le désengagement partiel de la maison de disque Universal Music Group (UMG) qui semble retenir l'attention du marché.

Vivendi était depuis longtemps attendu sur ses projets concernant sa pépite UMG, véritable machine à cash. Il a exclu une introduction en Bourse (IPO), jugée trop complexe, mais a annoncé la cession jusqu'à 50% du capital de la maison de disque à un ou plusieurs partenaires stratégiques.

"C'est une bonne nouvelle", estiment les analystes de Deustche Bank.

Ceux d'Invest Securities saluent de la même façon les projets sur UMG, qui permettront "d'extérioriser la valeur de cet actif".

La cession jusqu'à 50% d'UMG évite le risque que les actionnaires de Vivendi se détournent du titre au profit de l'action UMG si la division avait été cotée, ajoutent-ils.

Vivendi a indiqué que le produit de cette cession pourrait être utilisé pour un programme de rachat d'actions conséquent et une réduction de capital, a indiqué le groupe.

"La direction ayant à plusieurs reprises axé son attention sur la propriété intellectuelle, nous ne serions pas surpris si des acquisitions ciblées étaient réalisées dans les jeux vidéos", indiquent par ailleurs les analystes de Liberum.

Rappelons qu'en échouant à prendre le contrôle d'Ubisoft face à la résistance de la famille Guillemot et de salariés, Vivendi s'est résolu à se désengager pour 2 milliards d'euros de l'éditeur de jeux vidéos français en début d'année.

Vous avez apprécié cet article ? Likez Business Insider France sur Facebook !

Lire aussi : La plateforme française d'échanges de crypto-monnaies Coinhouse et une filiale de Vivendi s’associent pour convaincre le CAC 40 de se lancer sur la blockchain

VIDEO: Pour payer votre déjeuner dans ce café à Londres, vous devez enfiler votre jogging et une paire de tennis