Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Voici ce que gagne un product manager chez Facebook — et pourquoi il ne se sent pas riche pour autant

Voici ce que gagne un product manager chez Facebook — et pourquoi il ne se sent pas riche pour autant
© YouTube

Antonio Garcia Martinez a rejoint Facebook comme product manager en 2011, juste avant l'introduction en Bourse. Il a été recruté pour travailler sur les produits publicitaires de Facebook, et y a développé le fameux FBX ad exchange.

Antonio Garcia Martinez a quitté l'entreprise en 2013 et a ensuite écrit le livre "Chaos Monkeys", qui raconte ce que c'est de travailler aux côtés de Mark Zuckerberg chez Facebook, à Menlo Park en Californie. "Chaos Monkeys" est probablement la meilleure description, et la plus précise, de ce que c'est de travailler chez le géant des réseaux sociaux du point de vue d'un salarié ordinaire.

Le livre révèle que nombre d'entre eux sont extrêmement bien payés. Ce n'est pas surprenant, dans la mesure où la concurrence est rude pour attirer les meilleurs talents dans la Silicon Valley.

Mais Garcia Martinez est allé plus loin. Il détaille exactement combien il était payé en salaire, en stock options et en bonus. Et si les salaires chez Facebook ne sont pas un secret, il est inhabituel de voir un employé détailler à ce point sa rémunération.

Il apparaît ainsi que même quand on vous offre une enveloppe de près de 1 million de dollars, vous ne vous vous sentez pas forcément riche, écrit Garcia Martinez :

"L'offre initiale de Facebook portait sur 75.000 actions, acquises au bout de quatre ans, en plus d'un salaire de 175.000 dollars. J'ai réussi à négocier 5.000 actions d'emblée en cash pour payer mes cartes de crédit, une nouvelle voiture, et un voilier sur lequel je vivais à l'époque — soit environ 200.000 dollars en tout. Il restait alors 70.000 actions. Au vu de la performance de l'entreprise et de moi-même (nos bonus étaient le produit de notre performance individuelle et d'un multiple pour toute l'entreprise choisi plus ou moins arbitrairement par Zuck), j'aurai obtenu un bonus en cash de 7 à 15%."

Garcia Martinez dit que sa rémunération, le jour de l'IPO, se décomposait ainsi :

$38 par action
× (70.000 actions ÷ 4 ans + 3.000 actions de bonus annuel)
+ ($ 175.000 salaire de base + $ 17.500 de bonus annuel)
= $971.500 par an.

Mais c'est sans compter les impôts... et les prix de l'immobilier dans la Silicon Valley !

Une fois le fisc passé, il restait 550.000 dollars à Garcia Martinez. Or, il faut débourser entre 1 million et 3 millions de dollars pour une maison simple quoique jolie dans la région de San Francisco. Donc même si vous êtes quasiment millionnaire sur le papier à San Francisco, votre niveau de vie est plutôt à ranger dans la classe moyenne, dit Garcia Martinez.

S'il avait gardé ses actions, Garcia Martinez aurait serait bien mieux loti aujourd'hui. Le cours de l'action Facebook a chuté après l'IPO mais oscille aujourd'hui autour de 131 dollars.

De nombreux employés Facebook ont rejoint l'entreprise bien avant lui et sont devenus multi-millionaires après l'introduction en Bourse. Cela s'est traduit, plus tard, par une certaine "débauche" dans l'entreprise, détaille Garcia Martinez, alors que les employés se lâchaient sur les voitures de luxe :

"Je n'ai pas bien réalisé tout cela, le jour de l'introduction en Bourse, alors que je contemplai le prix de l'action, mais j'allais le réaliser bien vite. Non seulement j'ai vu ma fortune changer très vite (même si ce n'était pas assez pour envoyer tout balader), mais aussi celle de tout ceux autour de moi. Des sorties complètement démentes (je me souviens d'additions à quatre chiffres), à l'accumulation rapide de Porsches, Corvettes et autres Ferrari sur le parking, tout prenait un certain air de débauche chez Facebook, malgré les appels corporate à une discipline austère. Tout ça c'était dans le futur. A ce moment là encore, je pensais juste que j'allais vivre légèrement au-dessus du niveau de subsistance et avoir un peu plus sur mon compte en banque."

Garcia Martinez vit désormais sur un bateau dans l'état de Washington, aux Etats-Unis.

Version originale : Jim Edwards/Business Insider UK

Découvrir plus d'articles sur :